Congé de naissance 2026 : ce qu'il faut savoir
Un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, est accessible depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Durée, montant, conditions et démarches, à jour des textes officiels.
Par Nathan Penin, éditeur du site. Article vérifié le 25 août 2026 — mis à jour à chaque évolution du texte de loi. Notre méthode.
Ce qu'il faut retenir
| Élément | Détail |
|---|---|
| Entrée en vigueur | 1ᵉʳ juillet 2026 |
| Durée | 1 ou 2 mois par parent, fractionnable en 2 périodes d'un mois |
| Indemnisation | 70 % du salaire net le 1ᵉʳ mois, 60 % le 2ᵉ mois, plafonné au PASS (4 005 €/mois en 2026) |
| Versé par | La Sécurité sociale (CPAM), pas l'employeur |
| Éligibilité | Enfant né ou adopté à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 |
Qui est concerné ?
Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à tous les parents en activité remplissant les conditions d'ouverture de droits applicables aux congés de maternité et de paternité : salariés du secteur privé, agents publics et travailleurs indépendants. C'est un droit individuel et personnel, non transférable d'un parent à l'autre — chaque parent a son propre congé, que les deux parents peuvent prendre simultanément ou en alternance.
Sont éligibles les parents d'enfants nés ou adoptés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 (naissance prématurée).
Comment s'organise le congé ?
Ce congé s'ajoute aux droits existants — congé de maternité, congé de paternité et d'accueil de l'enfant, congé d'adoption — sans les remplacer. Il ne peut être pris qu'après ces congés, jamais en même temps. Chaque parent choisit 1 ou 2 mois, pris en une seule fois ou fractionnés en deux périodes d'un mois.
Le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. Pour les enfants nés entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026, ce délai est décompté à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 (le congé doit être pris avant le 31 mars 2027). Ce délai de 9 mois est prolongé lorsque les congés de maternité, paternité ou adoption sont eux-mêmes allongés, par exemple en cas de naissance multiple.
Quel montant, concrètement ?
L'indemnisation est calculée sur le salaire net moyen des 3 derniers mois précédant l'interruption d'activité, plafonné au PASS mensuel (4 005 € en 2026) : 70 % ce montant le premier mois, 60 % le second. Les travailleurs indépendants perçoivent une indemnité journalière forfaitaire selon la même dégressivité. Utilisez notre simulateur de congé de naissance pour estimer votre montant exact selon votre salaire.
Quelles démarches auprès de l'employeur ?
Vous devez informer votre employeur au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité, d'accueil ou d'adoption et que le délai d'un mois ne peut être respecté), en précisant la date de début, la durée et un éventuel fractionnement. La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé.
Vous ne pouvez pas refuser ce congé dès lors que le salarié respecte le délai de prévenance et les conditions d'ouverture de droits. L'indemnisation étant à la charge de la Sécurité sociale, l'impact financier direct pour l'entreprise reste limité — sauf disposition conventionnelle prévoyant un maintien de salaire, et sauf coût d'organisation lié au remplacement du salarié absent.
Peut-on cumuler avec d'autres aides ?
Ce congé n'est pas cumulable, sur la même période, avec les indemnités journalières maladie ou accident du travail, l'allocation chômage, la Prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) ni le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour le même enfant. Ces dispositifs peuvent en revanche se succéder dans le temps — par exemple prendre le congé de naissance puis basculer sur la PreParE ensuite.
Questions fréquentes
Le congé de naissance est-il obligatoire pour l'employeur de l'accorder ?
Oui, dès lors que le salarié respecte le délai de prévenance (1 mois, ou 15 jours dans certains cas) et les conditions d'ouverture de droits. L'employeur ne peut pas refuser ce congé, comme pour le congé maternité ou paternité.
Que se passe-t-il si mon enfant est né avant le 1er janvier 2026 ?
Le dispositif ne s'applique qu'aux enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ou nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1er janvier 2026 (naissance prématurée). Les naissances antérieures n'ouvrent pas droit à ce nouveau congé.
Le congé de naissance a-t-il un impact sur le calcul de l'ancienneté ou des congés payés ?
Les textes disponibles à ce jour ne détaillent pas précisément ce point pour le congé supplémentaire de naissance ; par analogie avec les congés maternité et paternité (assimilés à du temps de travail effectif pour l'ancienneté et les congés payés), une clarification par décret ou jurisprudence est à surveiller. Vérifiez le point avec votre service RH ou une source à jour.