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Congé de naissance 2026 : ce qu'il faut savoir

Un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, est accessible depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Durée, montant, conditions et démarches, à jour des textes officiels.

Par Nathan Penin, éditeur du site. Article vérifié le 31 octobre 2026 — mis à jour à chaque évolution du texte de loi. Sources en bas de page. Notre méthode.

Illustration : congé de naissance 2026, calendrier et indemnisation
Calculez votre indemnité : le simulateur du congé de naissance estime le montant versé par la Sécurité sociale selon votre salaire et la durée choisie (1 ou 2 mois, fractionnés ou non), avec le délai pour prévenir votre employeur.

Ce qu'il faut retenir

Élément Détail
Entrée en vigueur 1ᵉʳ juillet 2026
Durée 1 ou 2 mois par parent, fractionnable en 2 périodes d'un mois
Indemnisation 70 % du salaire net le 1ᵉʳ mois, 60 % le 2ᵉ mois, dans la limite du PASS (4 005 € brut, soit 3 163,95 € net par mois en 2026)
Versé par La Sécurité sociale (CPAM), pas l'employeur
Éligibilité Enfant né ou adopté à partir du 1ᵉʳ janvier 2026

Qui est concerné ?

Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à tous les parents en activité remplissant les conditions d'ouverture de droits applicables aux congés de maternité et de paternité : salariés du secteur privé, agents publics et travailleurs indépendants. C'est un droit individuel et personnel, non transférable d'un parent à l'autre — chaque parent a son propre congé, que les deux parents peuvent prendre simultanément ou en alternance.

Sont éligibles les parents d'enfants nés ou adoptés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 (naissance prématurée).

Comment s'organise le congé ?

Ce congé s'ajoute aux droits existants — congé de maternité, congé de paternité et d'accueil de l'enfant, congé d'adoption — sans les remplacer. Il ne peut être pris qu'après ces congés, jamais en même temps. Chaque parent choisit 1 ou 2 mois, pris en une seule fois ou fractionnés en deux périodes d'un mois.

Le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. Pour les enfants nés entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026, ce délai est décompté à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 (le congé doit débuter au plus tard le 31 mars 2027). Si le congé est pris en deux fois, c'est le 2ᵉ mois qui doit commencer dans ce délai. Ce délai de 9 mois est prolongé lorsque les congés de maternité, paternité ou adoption sont eux-mêmes allongés, par exemple en cas de naissance multiple.

Quel montant, concrètement ?

L'indemnisation est calculée sur le salaire net moyen des 3 derniers mois précédant l'interruption d'activité, dans la limite du PASS mensuel (4 005 € brut, soit 3 163,95 € net en 2026) : 70 % de ce montant le premier mois, 60 % le second. Les travailleurs indépendants perçoivent une indemnité journalière forfaitaire selon la même dégressivité. Utilisez notre simulateur de congé de naissance pour estimer votre montant exact selon votre salaire.

Quelles démarches auprès de l'employeur ?

Vous devez informer votre employeur au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité, d'accueil ou d'adoption et que le délai d'un mois ne peut être respecté), en précisant la date de début, la durée et un éventuel fractionnement. La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé.

Vous ne pouvez pas refuser ce congé dès lors que le salarié respecte le délai de prévenance et les conditions d'ouverture de droits. L'indemnisation étant à la charge de la Sécurité sociale, l'impact financier direct pour l'entreprise reste limité — sauf disposition conventionnelle prévoyant un maintien de salaire, et sauf coût d'organisation lié au remplacement du salarié absent.

Peut-on cumuler avec d'autres aides ?

Ce congé n'est pas cumulable, sur la même période, avec les indemnités journalières maladie ou accident du travail, l'allocation chômage, la Prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) ni le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour le même enfant. Ces dispositifs peuvent en revanche se succéder dans le temps — par exemple prendre le congé de naissance puis basculer sur la PreParE ensuite.

Pour revoir les bases à votre rythme, le module de formation sur le congé de naissance reprend l'indemnisation, les délais et les conditions, avec un quiz.

Base légale et sources officielles

Les règles de cette page ont été vérifiées le 31 octobre 2026 sur ces textes et fiches officiels :

Questions fréquentes

Le congé de naissance est-il obligatoire pour l'employeur de l'accorder ?

Oui, dès lors que le salarié respecte le délai de prévenance (1 mois, ou 15 jours dans certains cas) et les conditions d'ouverture de droits. L'employeur ne peut pas refuser ce congé, comme pour le congé maternité ou paternité.

Que se passe-t-il si mon enfant est né avant le 1er janvier 2026 ?

Le dispositif ne s'applique qu'aux enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ou nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1er janvier 2026 (naissance prématurée). Les naissances antérieures n'ouvrent pas droit à ce nouveau congé.

Le congé de naissance a-t-il un impact sur le calcul de l'ancienneté ou des congés payés ?

Pour l'ancienneté, oui : la durée du congé supplémentaire de naissance compte comme du travail effectif pour les droits liés à l'ancienneté, et vous conservez les avantages acquis avant le congé (art. L1225-46-3 du Code du travail ; service-public.gouv.fr). Pour les congés payés, l'article L3141-5, qui liste les absences assimilées à du travail effectif, cite les congés de maternité, de paternité et d'adoption, mais pas, à ce jour, le congé supplémentaire de naissance. Votre convention collective peut être plus favorable : vérifiez-la.