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Ancienneté et fin de carrière

L'ancienneté sert de base à de nombreux calculs du site (préavis, indemnité de licenciement...) et mérite d'être établie précisément ; en fin de carrière, le départ à la retraite obéit à des règles distinctes de celles d'une rupture de contrat classique.

Illustration : simulateurs d'ancienneté et de fin de carrière
Salarié & Employeur

Calcul d'ancienneté

Durée exacte en années, mois et jours depuis votre date d'embauche.

Salarié & Employeur

Indemnité de départ à la retraite

Départ volontaire ou mise à la retraite : deux barèmes distincts.

Salarié

Cumul emploi-retraite

Cumul intégral ou plafonné, calcul du plafond et de l'écrêtement de la pension.

Salarié & Employeur

Trimestres de retraite restants

Trimestres à valider pour le taux plein et âge légal, selon votre génération.

Pourquoi l'ancienneté est-elle une catégorie à part ?

L'ancienneté n'est pas qu'une information chiffrée : c'est un paramètre d'entrée pour plusieurs autres simulateurs du site (indemnité de licenciement, préavis, indemnité de départ à la retraite). Le calcul d'ancienneté donne une durée exacte en années, mois et jours, utile à reporter dans ces autres outils. Le départ à la retraite est traité séparément des autres ruptures de contrat car il obéit à un barème et des conditions propres.

Comment se calcule l'ancienneté

L'ancienneté se décompte à partir de la date d'entrée dans l'entreprise, en principe celle du premier jour du contrat de travail en cours. Plusieurs situations modifient ce point de départ ou ce décompte :

Pour une indemnité de licenciement ou un préavis, l'ancienneté s'apprécie à la date de fin du préavis, qu'il soit exécuté ou non. Un écart de quelques jours peut donc faire franchir un seuil (8 mois, 2 ans, 10 ans) et changer le montant dû : c'est pourquoi le calcul d'ancienneté affiche une durée au jour près.

Départ ou mise à la retraite : deux régimes distincts

Quand c'est le salarié qui décide de partir, il s'agit d'un départ volontaire à la retraite. Il a droit à une indemnité légale dès 10 ans d'ancienneté : un demi-mois de salaire après 10 ans, un mois après 15 ans, un mois et demi après 20 ans et deux mois après 30 ans (article D1237-1). Cette indemnité est soumise à cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu.

Quand c'est l'employeur qui en prend l'initiative, il s'agit d'une mise à la retraite. Elle n'est possible sans l'accord du salarié qu'à partir de 70 ans ; avant, l'employeur doit l'interroger chaque année à partir de l'âge du taux plein automatique (article L1237-5). L'indemnité due est alors au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, donc plus élevée que celle d'un départ volontaire.

Préparer la fin de carrière

Avant de fixer une date de départ, deux vérifications s'imposent : le nombre de trimestres encore nécessaires pour obtenir le taux plein, qui dépend de l'année de naissance, et l'intérêt éventuel de continuer une activité après la liquidation de la pension. Le simulateur de trimestres restants tient compte du barème modifié au 1er septembre 2026, et celui du cumul emploi-retraite indique si les revenus d'activité peuvent être cumulés intégralement avec la pension. Le relevé de carrière disponible sur info-retraite.fr reste la seule source faisant foi pour votre situation.

Questions fréquentes

L'indemnité de départ à la retraite est-elle la même en cas de départ volontaire ou de mise à la retraite par l'employeur ?

Non, ce sont deux barèmes distincts, tous deux couverts par le simulateur dédié — le montant et les conditions diffèrent selon qui est à l'initiative du départ.