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Indemnité de départ à la retraite

Estimez le montant minimum dû selon que vous partez de votre propre initiative ou que votre employeur vous met à la retraite. Estimez le montant minimum à verser selon le type de départ à la retraite.

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Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 7 septembre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

En bref : L'indemnité de départ à la retraite dépend de qui est à l'initiative du départ : le salarié ou l'employeur, avec deux barèmes distincts.
La loi retient le montant le plus favorable entre les deux moyennes.

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Comment est calculée l'indemnité de départ à la retraite ?

Deux régimes légaux distincts coexistent. En cas de départ volontaire du salarié (Art. L1237-9✓ Source officielle), l'indemnité est due à partir de 10 ans d'ancienneté et suit un barème par palier : un demi-mois de salaire entre 10 et 15 ans, un mois entre 15 et 20 ans, un mois et demi entre 20 et 30 ans, deux mois au-delà de 30 ans. En cas de mise à la retraite par l'employeur (salarié d'au moins 67 ans avec son accord, ou 70 ans et plus sans accord requis), l'indemnité suit le même barème que l'indemnité légale de licenciement (Art. R1234-2✓ Source officielle) : un quart de mois par année jusqu'à 10 ans, puis un tiers de mois par année au-delà.

Le régime fiscal et social diffère fortement selon le cas. L'indemnité de mise à la retraite est exonérée de cotisations sociales dans les mêmes conditions que l'indemnité de licenciement (2×PASS), mais son plafond d'exonération d'impôt sur le revenu est plus bas (5×PASS, contre 6×PASS pour le licenciement), et une contribution patronale spécifique de 40 % s'ajoute sur la part exonérée de cotisations — une charge que l'employeur ne supporte pas en cas de licenciement classique. L'indemnité de départ volontaire, elle, est en principe intégralement soumise à cotisations et à l'impôt sur le revenu, sans aucune exonération (sauf cadre PSE).

Exemple concret

Pour un salarié de 22 ans d'ancienneté et un salaire de référence de 2 600 € : en départ volontaire, le palier applicable est celui de 20 à 30 ans (1,5 mois de salaire), soit une indemnité de 3 900 €.

Avec la même ancienneté et le même salaire, une mise à la retraite par l'employeur suit le barème du licenciement : 10 × (2 600/4) + 12 × (2 600/3) ≈ 16 900 €, soit plus de 4 fois plus. Le régime applicable (qui est à l'initiative du départ) change donc radicalement le montant — à vérifier avant toute décision.

Questions fréquentes

Quelle différence entre départ volontaire à la retraite et mise à la retraite ?

Le départ volontaire est à l'initiative du salarié, à tout âge dès qu'il remplit les conditions pour liquider sa pension. La mise à la retraite est à l'initiative de l'employeur : elle n'est possible que si le salarié a au moins 70 ans, ou entre 67 et 70 ans avec l'accord exprès du salarié (l'employeur doit l'interroger chaque année sur ses intentions).

L'indemnité de départ volontaire est-elle exonérée de cotisations sociales et d'impôt ?

Non, sauf cas particulier. Contrairement à l'indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, l'indemnité de départ volontaire à la retraite est en principe intégralement soumise à cotisations sociales, CSG/CRDS et impôt sur le revenu, sauf si le départ s'inscrit dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), auquel cas le régime d'exonération de l'indemnité de licenciement s'applique.

L'indemnité de mise à la retraite a-t-elle exactement le même régime fiscal que l'indemnité de licenciement ?

Pas tout à fait. Le plafond d'exonération de cotisations sociales est bien le même (2×PASS, 96 120 € en 2026). En revanche, le plafond d'exonération d'impôt sur le revenu est plus bas pour la mise à la retraite (5×PASS, 240 300 € en 2026) que pour le licenciement (6×PASS, 288 360 €). De plus, une contribution patronale spécifique de 40 % (LFSS 2026) s'applique sur la part exonérée de cotisations sociales pour la mise à la retraite — une charge qui n'existe pas pour l'indemnité de licenciement classique.

Puis-je refuser une mise à la retraite proposée par mon employeur ?

Entre 67 et 70 ans, oui : l'employeur doit recueillir votre accord express, et votre refus empêche la mise à la retraite pour l'année en cours (l'employeur doit vous réinterroger l'année suivante). À partir de 70 ans, l'employeur peut vous mettre à la retraite sans avoir à recueillir votre accord.

Combien touche-t-on pour un départ volontaire à la retraite avec 25 ans d'ancienneté et 3 000 € de salaire ?

Avec 25 ans d'ancienneté (palier 20-30 ans, coefficient 1,5 mois) et un salaire de référence de 3 000 €, l'indemnité légale de départ volontaire à la retraite est de 4 500 €. Ce montant est intégralement soumis à cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu, sans exonération particulière.

Quelle indemnité en cas de mise à la retraite par l'employeur, 3 000 € et 12 ans d'ancienneté ?

En cas de mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, l'indemnité suit le barème légal de licenciement : pour 12 ans d'ancienneté et 3 000 € de salaire de référence, elle s'élève à 9 500 €, contre seulement 1 500 € (0,5 mois) si le même salarié était parti volontairement à cette ancienneté. Le régime fiscal et social est aussi plus favorable, dans certaines limites.