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Calcul d'ancienneté

Connaître votre ancienneté exacte sert à vérifier vos droits : indemnité de licenciement, durée de préavis, congés payés supplémentaires. Vérifiez l'ancienneté exacte d'un salarié pour appliquer correctement le barème légal ou conventionnel.

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Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 19 septembre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

En bref : L'ancienneté se calcule à partir de la date d'entrée effective dans l'entreprise, jusqu'à la date de sortie (ou la date du jour).
Tapez simplement les chiffres (05032012 devient 05/03/2012) ou collez une date depuis votre logiciel de paie ou Excel.
Utilisez la date de fin de contrat pour calculer l'ancienneté au moment de la rupture.
Nombre de jours déjà déterminé par vous (arrêt maladie non pro, congé sans solde...) à exclure de l'ancienneté. Ce simulateur ne détermine pas lui-même ce qui compte : voir la FAQ ci-dessous.
Si votre convention collective ou votre contrat prévoit une reprise d'ancienneté (CDD, intérim ou contrat de professionnalisation chez le même employeur), indiquez le nombre de mois déjà déterminé.
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Étape suivante : utilisez cette ancienneté sans la ressaisir

Indemnité de licenciement → Rupture conventionnelle → Durée de préavis → Départ à la retraite →

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Pourquoi calculer précisément son ancienneté ?

L'ancienneté sert de base à de nombreux droits du Code du travail : le montant de l'indemnité légale de licenciement ou de rupture conventionnelle (Art. R1234-2✓ Source officielle), la durée du préavis (Art. L1234-1✓ Source officielle), l'éventuel droit à des congés payés supplémentaires selon la convention collective, ou encore le seuil de 8 mois requis pour ouvrir droit à l'indemnité légale de licenciement. Une erreur de quelques mois peut changer le montant final calculé par les autres simulateurs de ce site.

Ce simulateur calcule la durée calendaire exacte entre votre date d'entrée et une date de référence (aujourd'hui, ou la date de fin de contrat que vous indiquez), en années, mois et jours pleins, puis indique les seuils légaux déjà atteints et la date à laquelle le prochain le sera.

Comment l'ancienneté est-elle calculée ?

Le décompte se fait de date à date, comme pour un délai exprimé en mois : on compte d'abord les années et les mois entiers écoulés depuis la date d'entrée, puis les jours restants. Si le jour d'entrée n'existe pas dans le mois d'arrivée (une entrée un 31, par exemple), le mois est réputé complet le dernier jour de ce mois.

Exemple : pour une embauche le 5 mars 2012 et une date de référence au 19 septembre 2026, l'ancienneté est de 14 ans, 6 mois et 14 jours (5 311 jours calendaires). Les seuils de 6 mois, 8 mois, 1 an, 2 ans et 10 ans sont atteints ; le prochain, celui des 15 ans, le sera le 5 mars 2027. Avec 30 jours d'absence à déduire et 6 mois d'ancienneté reprise, le même calcul donne 14 ans, 11 mois et 15 jours.

Deux champs permettent d'ajuster ce décompte : les jours d'absence que la loi ou votre convention exclut de l'ancienneté, et les mois repris d'un contrat précédent. Le simulateur ne décide pas à votre place de ce qui compte : les règles ci-dessous vous aident à déterminer ces deux nombres.

Ce que chaque seuil d'ancienneté vous ouvre

Les seuils ci-dessous sont les minimums prévus par le Code du travail. Votre convention collective, un usage ou votre contrat peuvent être plus favorables.

AnciennetéDroit ouvert (minimum légal)Texte
Aucun seuilIndemnité spécifique de rupture conventionnelle : due quelle que soit l'ancienneté, au prorata des mois de présence en dessous d'un anservice-public.gouv.fr
6 moisPréavis de licenciement d'1 mois (en dessous : durée fixée par la convention collective ou les usages)Art. L1234-1
8 moisIndemnité légale de licenciement (ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde)Art. L1234-9
1 anMaintien de salaire par l'employeur en cas d'arrêt maladie : indemnité qui complète les indemnités journalières de la Sécurité sociale, sous conditions (ancienneté appréciée au premier jour de l'absence ; salariés à domicile, saisonniers, intermittents et temporaires exclus)Art. L1226-1, Art. D1226-8
2 ansPréavis de licenciement de 2 moisArt. L1234-1
10 ansIndemnité de licenciement : 1/3 de mois de salaire par année au-delà de 10 ans (1/4 de mois avant). Départ volontaire à la retraite : indemnité d'un demi-mois de salaireArt. R1234-2, Art. D1237-1
15 ansDépart volontaire à la retraite : 1 mois de salaireArt. D1237-1
20 ansDépart volontaire à la retraite : 1 mois et demi de salaireArt. D1237-1
30 ansDépart volontaire à la retraite : 2 mois de salaireArt. D1237-1

Une fois votre ancienneté connue, chiffrez le droit correspondant : le simulateur d'indemnité de licenciement applique le seuil de 8 mois et le passage à 1/3 de mois après 10 ans, le simulateur de rupture conventionnelle calcule l'indemnité minimale même en dessous de 8 mois, le calcul de la durée de préavis distingue les paliers de 6 mois et de 2 ans, et le simulateur d'indemnité de départ à la retraite applique les paliers de 10, 15, 20 et 30 ans. Le seuil d'1 an, lui, conditionne le complément de salaire versé par l'employeur pendant un arrêt : le simulateur d'indemnités d'arrêt maladie en tient compte.

À quelle date se placer ? Pour un licenciement, le droit à l'indemnité s'apprécie à la date d'envoi de la lettre de licenciement, tandis que le montant se calcule sur l'ancienneté acquise à la fin du préavis, y compris quand l'employeur dispense le salarié de l'exécuter (service-public.gouv.fr, fiche F371✓ Source officielle). Faites donc deux calculs si un seuil est proche : le module de formation sur l'ancienneté et le préavis détaille un cas où les 8 mois sont franchis pendant le préavis.

Quelles périodes comptent dans l'ancienneté ?

Pour l'indemnité de licenciement, les périodes de suspension du contrat ne rompent pas l'ancienneté mais n'y sont en principe pas ajoutées, sauf lorsque la loi les assimile à du travail (Art. L1234-11). Les principales règles légales :

SituationPrise en compteTexte
Temps partielComme un temps plein : l'ancienneté se compte en durée de présence, pas en heures travailléesArt. L3123-5
Congé parental d'éducationÀ temps plein : pour moitié. À temps partiel : en totalitéArt. L1225-54
CDD suivi d'un CDIL'ancienneté acquise pendant le CDD est conservée lorsque la relation se poursuit en CDIArt. L1243-11
Apprentissage suivi d'une embaucheLa durée du contrat d'apprentissage compte dans l'ancienneté (embauche dans la même entreprise)Art. L6222-16
Intérim suivi d'une embaucheMissions accomplies dans l'entreprise au cours des 3 mois précédant le recrutementArt. L1251-38
Stage suivi d'une embaucheStage de plus de 2 mois : sa durée compte pour les droits liés à l'anciennetéArt. L1221-24
Arrêt maladie non professionnelle, congé sans solde, congé sabbatique, grève, mise à piedNon pris en compte pour l'indemnité légale de licenciement, sauf convention collective plus favorable : à saisir dans « Jours d'absence à déduire »Fiche F371
Congés payés, congé de maternité, de paternité ou d'adoption, accident du travail ou maladie professionnelleEn totalitéFiche F371

Ces règles valent pour les droits légaux. Beaucoup de conventions collectives définissent l'ancienneté plus largement (reprise d'ancienneté à l'embauche, arrêts maladie comptés, prime d'ancienneté) : identifiez votre convention collective puis vérifiez son article consacré à l'ancienneté.

Erreurs fréquentes dans le calcul de l'ancienneté

Partir de la date de signature du contrat. C'est le premier jour de travail qui compte, même si le contrat a été signé à une autre date.

Oublier un contrat précédent. Un CDD poursuivi en CDI, un apprentissage suivi d'une embauche dans la même entreprise ou un stage de plus de 2 mois suivi d'une embauche avancent le point de départ : voir le tableau des périodes ci-dessus.

Se placer à la mauvaise date pour un licenciement. Le droit à l'indemnité légale (8 mois d'ancienneté) s'apprécie à la date d'envoi de la lettre de licenciement ; son montant se calcule sur l'ancienneté acquise à la fin du préavis. Le module de formation sur l'indemnité de licenciement détaille ensuite le calcul.

Ces points sont repris, avec un cas pratique et un quiz, dans le module de formation « Ancienneté et préavis ».

Prime d'ancienneté : obligatoire ou non, et comment la calculer ?

Le Code du travail n'impose aucune prime d'ancienneté. Elle n'est due que si un texte ou une pratique la prévoit : la convention collective, un accord d'entreprise, le contrat de travail ou un usage (service-public.gouv.fr, fiche F718✓ Source officielle ; Code du travail numérique✓ Source officielle). Avoir de l'ancienneté ne donne donc pas, à elle seule, droit à une prime : il faut commencer par lire le texte qui s'applique à vous.

Quand elle existe, service-public.gouv.fr indique que son montant suit un barème progressif et se calcule, selon le texte, comme un montant forfaitaire ou comme un pourcentage du salaire de base, du salaire brut total ou du salaire minimum conventionnel. La même fiche précise qu'elle doit pouvoir bénéficier à tout le personnel concerné et non à quelques salariés, qu'elle apparaît sur une ligne distincte du bulletin de paie, qu'elle est soumise aux cotisations sociales, qu'elle est proportionnelle au temps de travail prévu au contrat en cas de temps partiel et qu'elle peut être versée chaque mois ou en une fois en fin d'année.

Ce que prévoient les conventions calculées sur ce site

Le tableau se limite aux branches dont ce site calcule déjà les indemnités. Chaque ligne a été relue le 4 octobre 2026 sur la fiche du Code du travail numérique (ministère du Travail) et sur le texte de la convention publié sur Légifrance. Il décrit la convention de branche : un accord d'entreprise ou votre contrat peuvent prévoir une prime là où la branche n'en prévoit pas.

ConventionCe que prévoit le texte de brancheSources
Syntec (IDCC 1486)Aucune prime d'ancienneté dans la convention de branche.Code du travail numérique, texte sur Légifrance
Hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979)Aucune prime d'ancienneté dans la convention de branche.Code du travail numérique, texte sur Légifrance
Bâtiment, ETAM (IDCC 2609)Aucune prime d'ancienneté dans la convention de branche.Code du travail numérique, texte sur Légifrance
Bâtiment, ouvriers (IDCC 1596 et 1597)Aucune prime d'ancienneté. L'ancienneté joue sur les congés payés : une indemnité supplémentaire équivalente à 2 jours de congé pour 20 ans de services, continus ou non, dans la même entreprise, 4 jours pour 25 ans et 6 jours pour 30 ans (article 5-24).Code du travail numérique (jusqu'à 10 salariés), (plus de 10 salariés), textes sur Légifrance, (plus de 10 salariés)
Bâtiment, cadres (IDCC 2420)Aucune prime d'ancienneté dans le texte de base de la convention. Une seule source ici : le Code du travail numérique n'a pas de fiche « prime d'ancienneté » pour cette convention.texte sur Légifrance
Transports routiers (IDCC 16)Pas de prime, mais une majoration du minimum conventionnel garanti selon l'ancienneté. Hors transport de voyageurs et transport de fonds : ouvriers, 2 % après 2 ans, 4 % après 5 ans, 6 % après 10 ans, 8 % après 15 ans ; employés, techniciens et agents de maîtrise, 3 % par période de 3 ans, jusqu'à 15 % après 15 ans ; ingénieurs et cadres, 5 % après 5 ans, 10 % après 10 ans, 15 % après 15 ans passés dans la catégorie. Le transport de voyageurs a un barème plus long (jusqu'à 20 % après 30 ans), le transport de fonds et valeurs a le sien.Code du travail numérique, Légifrance : ouvriers, art. 13, employés, art. 3, techniciens et agents de maîtrise, art. 4, cadres, art. 5

Dans les transports routiers, la majoration relève le minimum garanti : votre salaire ne peut pas être inférieur au minimum de votre emploi, majoré selon votre ancienneté. Pour une autre convention, la fiche « prime d'ancienneté » du Code du travail numérique donne la réponse convention par convention ; si vous ne connaissez pas la vôtre, commencez par identifier votre convention collective.

Calculer une prime d'ancienneté au pourcentage

Ce calcul n'applique aucun barème : il multiplie la base et le taux que vous lisez dans votre convention, votre accord d'entreprise ou votre contrat. Calcul fait dans votre navigateur, aucune donnée envoyée.

Selon votre texte : salaire de base, salaire brut total ou minimum conventionnel de votre emploi.
Le taux qui correspond à votre tranche d'ancienneté : calculez d'abord votre ancienneté avec le simulateur en haut de page.
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Exemple : pour une base de 2 000 € brut et un taux de 6 %, la prime est de 120,00 € brut par mois, soit 1 440,00 € brut par an si elle est versée chaque mois. Une prime fixée en montant forfaitaire ou selon une autre formule ne se calcule pas ainsi : reportez-vous au barème de votre texte.

Questions fréquentes

L'ancienneté se calcule-t-elle depuis la signature du contrat ou le premier jour travaillé ?

L'ancienneté se calcule à partir de la date d'entrée effective dans l'entreprise, c'est-à-dire le premier jour de travail, et non la date de signature du contrat si celle-ci est différente.

Les périodes de suspension du contrat (arrêt maladie, congé parental) comptent-elles ?

Cela dépend du motif. Les congés payés, le congé maternité/paternité et les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle sont intégralement pris en compte. Un arrêt maladie non professionnel ou un congé sans solde peuvent, selon les cas et la convention collective, être exclus du décompte : vérifiez votre convention collective en cas de doute, puis renseignez le nombre de jours à déduire dans le champ "Jours d'absence à déduire" ci-dessus pour l'intégrer au calcul.

Une période d'intérim ou de stage avant l'embauche compte-t-elle dans l'ancienneté ?

Oui, dans deux cas prévus par la loi. Si vous êtes embauché après des missions d'intérim dans l'entreprise, la durée des missions accomplies au cours des 3 mois précédant le recrutement est prise en compte (article L1251-38). Si vous êtes embauché à l'issue d'un stage de plus de 2 mois, sa durée compte pour les droits liés à l'ancienneté (article L1221-24). Au-delà, seule votre convention collective ou votre contrat peut prévoir une reprise d'ancienneté : renseignez le nombre de mois repris dans le champ "Ancienneté reprise à ajouter" ci-dessus.

Le temps partiel réduit-il l'ancienneté ?

Non. Pour les droits liés à l'ancienneté, la durée est décomptée pour le salarié à temps partiel comme s'il avait été occupé à temps complet, périodes non travaillées comprises (article L3123-5 du Code du travail). Dix ans à mi-temps donnent dix ans d'ancienneté ; le temps partiel joue sur le salaire de référence de l'indemnité, pas sur l'ancienneté.

Le congé parental d'éducation compte-t-il dans l'ancienneté ?

Un congé parental d'éducation à temps plein est pris en compte pour moitié : un an de congé ajoute six mois d'ancienneté. Pris à temps partiel, il est assimilé à du travail effectif et compte en totalité (article L1225-54 du Code du travail). Pour un congé à temps plein, saisissez la moitié de sa durée dans le champ "Jours d'absence à déduire".

J'ai enchaîné un CDD ou un apprentissage puis un CDI : depuis quand compte mon ancienneté ?

Lorsque la relation de travail se poursuit en CDI à l'échéance d'un CDD, vous conservez l'ancienneté acquise pendant le CDD (article L1243-11). De même, si un contrat d'apprentissage est suivi d'une embauche dans la même entreprise, sa durée est prise en compte dans l'ancienneté (article L6222-16). Dans les deux cas, utilisez la date de début du premier contrat comme date d'entrée.

À quelle date faut-il calculer l'ancienneté en cas de licenciement ?

Deux dates comptent. Le droit à l'indemnité légale (8 mois d'ancienneté ininterrompue) s'apprécie à la date d'envoi de la lettre de licenciement. Le montant de l'indemnité se calcule ensuite sur l'ancienneté acquise à la fin du préavis, y compris si l'employeur vous dispense de l'exécuter. Indiquez la date voulue dans le champ "Date de référence".

La prime d'ancienneté est-elle obligatoire ?

Non. Le Code du travail n'impose pas à l'employeur de verser une prime d'ancienneté : elle n'est due que si la convention collective, un accord d'entreprise, le contrat de travail ou un usage la prévoit. Plusieurs conventions n'en prévoient pas, par exemple Syntec, les hôtels, cafés, restaurants ou le bâtiment ; les transports routiers prévoient à la place une majoration du minimum conventionnel selon l'ancienneté. Le détail et les sources figurent dans la section « Prime d'ancienneté » de cette page.

La période d'essai compte-t-elle dans l'ancienneté ?

Oui. L'ancienneté court à partir du premier jour de travail dans l'entreprise (service-public.gouv.fr, fiche F718), c'est-à-dire de la date d'entrée en fonction prévue par le contrat en cours (Code du travail numérique). La période d'essai se situe au début de ce contrat et ne figure pas parmi les périodes déduites de l'ancienneté : elle compte donc. Si l'embauche suit un CDD ou un stage de plus de 2 mois, leur durée s'ajoute (articles L1243-11 et L1221-24 du Code du travail).

Mon ancienneté repart-elle de zéro si je change de poste ?

Non, tant que vous restez chez le même employeur : l'ancienneté se mesure en temps de présence dans l'entreprise depuis la date d'entrée, pas poste par poste. Le certificat de travail le traduit : il indique une seule date d'entrée, puis les emplois successivement occupés et leurs périodes (article D1234-6 du Code du travail). Un avantage conventionnel peut toutefois retenir une ancienneté plus étroite : dans les transports routiers, la majoration des cadres se calcule sur l'ancienneté dans la catégorie cadre.

Mon ancienneté est-elle conservée si l'entreprise est vendue ou transférée ?

Oui. Quand la situation juridique de l'employeur change (succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société), les contrats de travail en cours se poursuivent avec le nouvel employeur (article L1224-1 du Code du travail). La durée du contrat transféré est prise en compte dans l'ancienneté (Code du travail numérique), et le nouvel employeur doit indiquer sur le certificat de travail la date d'embauche par le premier employeur (service-public.gouv.fr, fiche F87). Utilisez la date d'entrée chez le premier employeur.

Comment prouver son ancienneté ?

À la fin du contrat, par le certificat de travail : il mentionne obligatoirement la date d'entrée et la date de sortie, ainsi que les emplois occupés (article D1234-6 du Code du travail ; service-public.gouv.fr, fiche F87). En cours de contrat, les bulletins de paie servent de repère : l'ancienneté y est habituellement mentionnée selon le Code du travail numérique, mais ni elle ni la date d'entrée ne figurent dans la liste des mentions obligatoires du bulletin (article R3243-1). Conservez donc aussi votre contrat de travail et vos bulletins.