MesSimulateursRH

Simulateur de rupture conventionnelle

Estimez le montant minimum que vous pouvez négocier, et si votre indemnité est exonérée de charges et d'impôt. Estimez le montant minimum dû et le coût total pour l'entreprise, contribution patronale spécifique incluse.

🔒 100% local — aucune donnée envoyée, aucun email requis

Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 19 octobre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

En bref : L'indemnité minimale de rupture conventionnelle est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pendant 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà.
Primes annuelles incluses au prorata mensuel si vous les connaissez.
La loi retient le montant le plus favorable entre les deux moyennes. Laissez vide si vous ne l'avez pas.
À renseigner uniquement si vos salaires ci-dessus ne l'incluent pas déjà. Un avantage en nature (véhicule de fonction, logement...) fait partie du salaire brut de référence pour le calcul de l'indemnité.
Ancienneté exacte inconnue ? Calculez-la à partir de vos dates (années, mois et jours), puis revenez ici sans rien ressaisir.
Si vous avez été occupé à temps complet puis à temps partiel (ou l'inverse) chez le même employeur, l'indemnité est calculée proportionnellement à chaque période (art. L3123-5 du Code du travail) : le salaire de référence saisi ci-dessus n'est alors pas retenu pour toute l'ancienneté.
Cette condition change le régime fiscal de l'indemnité (voir détail sous le résultat) — elle n'a pas d'effet sur l'exonération sociale.
Le simulateur retient automatiquement le montant le plus favorable entre le barème légal et la convention sélectionnée (pour HCR et pour le statut ouvrier du bâtiment, le barème légal reste presque toujours le plus favorable — affiché par transparence ; pour Syntec non-cadre, la convention ne dépasse le barème légal qu'au-delà de 10 ans d'ancienneté). Huit formules conventionnelles sont disponibles pour l'instant ; identifiez votre convention si elle n'est pas listée.
—
Indemnité légale minimale que vous pouvez exiger. Une rupture conventionnelle se négocie : ce montant est un plancher, pas un plafond.
—
Indemnité légale minimale à verser (hors coût total employeur détaillé ci-dessous).

Rupture conventionnelle, licenciement ou démission : l'essentiel en un coup d'œil

CritèreDémissionLicenciementRupture conventionnelle
Qui décide ?Le salarié seulL'employeur seulAccord mutuel des deux parties
IndemnitéAucune (sauf convention collective)Indemnité légale minimaleIndemnité au moins égale à celle du licenciement
Droit au chômage (ARE)Non, sauf démission légitimeOui, si conditions rempliesOui, comme un licenciement

→ Voir le comparatif complet (préavis, procédure, délais)

Et après la rupture : vos droits au chômage

Reprenez le salaire saisi ci-dessus — et, le cas échéant, la part de l'indemnité qui dépasse le minimum légal — pour estimer votre allocation chômage (ARE) et le différé spécifique avant le premier versement, sans rien ressaisir.

Estimer mes droits au chômage avec ce salaire →

Les valeurs sont transmises dans l'adresse de la page, à l'intérieur de votre navigateur : rien n'est envoyé ni enregistré.

Téléchargement immédiat, sans email ni création de compte.

⚠️ Signaler une erreur sur ce résultat

Chiffres clés : la rupture conventionnelle en France

Source : DARES, « Les ruptures conventionnelles en 2024 » (publication d'avril 2026), d'après les homologations administratives. Champ : secteur privé, hors agriculture et particuliers employeurs. À ne pas confondre avec la seconde série produite par la DARES à partir des déclarations sociales (Mouvements de main-d'œuvre), qui dénombre 514 600 fins de CDI pour rupture conventionnelle la même année sur un champ un peu différent : les deux séries ne se comparent pas entre elles.

Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle permet à un salarié en CDI et à son employeur de mettre fin au contrat de travail d'un commun accord. La loi impose un montant plancher : l'indemnité ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement, calculée selon l'ancienneté (Art. R1234-2 du Code du travail✓ Source officielle) : un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis un tiers de mois par année au-delà.

Ce montant est un minimum légal, pas un maximum : dans la pratique, l'indemnité de rupture conventionnelle se négocie et peut être plus élevée, notamment si l'employeur souhaite accélérer le départ ou si le salarié a un rapport de force favorable (ancienneté, poste stratégique, risque de contentieux). Pour préparer cette discussion (indemnité supra-légale, CPF, ordre des démarches), consultez notre guide négocier sa rupture conventionnelle. Ce simulateur concerne les salariés du secteur privé : pour un fonctionnaire ou un contractuel en CDI de la fonction publique, utilisez le simulateur de rupture conventionnelle dans la fonction publique (ISRC), dont le barème a changé le 8 août 2026.

Temps partiel : si vous avez été occupé à temps complet puis à temps partiel (ou l'inverse) dans la même entreprise, l'indemnité est calculée proportionnellement aux périodes accomplies sous chaque modalité, avec le salaire correspondant à chacune (Art. L3123-5 du Code du travail✓ Source officielle) — le champ optionnel « Temps complet et temps partiel dans la même entreprise ? » du simulateur applique ce prorata. Une carrière entièrement à temps partiel ne donne lieu à aucun prorata : le salaire à temps partiel est retenu tel quel. Pour mesurer l'effet d'un passage à temps partiel sur votre salaire net, voyez le simulateur de passage à temps partiel.

Exemples chiffrés (barème légal minimum)

Le tableau ci-dessous applique la formule légale (un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis un tiers de mois au-delà) à quelques situations courantes. C'est un minimum : le montant réel peut être plus élevé (négociation, convention collective).

Salaire brut mensuel Ancienneté Indemnité légale minimale
2 000 €2 ans1 000,00 €
2 200 €3 ans1 650,00 €
4 500 €4 ans4 500,00 €
2 500 €5 ans3 125,00 €
2 800 €7 ans4 900,00 €
3 200 €8 ans6 400,00 €
3 000 €10 ans7 500,00 €
3 500 €12 ans11 083,33 €
4 000 €15 ans16 666,67 €
2 500 €20 ans14 583,33 €

Indemnité de rupture conventionnelle selon la convention collective

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement (service-public.gouv.fr✓ Source officielle) : le plancher est donc le plus élevé des deux montants. Le tableau compare, pour un salaire de référence de 3 000 € brut, le barème légal et les huit formules conventionnelles proposées dans le simulateur, hors majorations liées à l'âge. Les règles de chaque convention (ancienneté minimale, plafond, préavis) sont détaillées dans les fiches Syntec, Bâtiment, Transports routiers et HCR.

Barème 5 ans 10 ans 20 ans Montant le plus élevé
Barème légal3 750,00 €7 500,00 €17 500,00 €—
Syntec — ingénieurs et cadres5 000,00 €10 000,00 €20 000,00 €Convention
Syntec — ETAM3 750,00 €7 500,00 €17 500,00 €Identiques
Bâtiment — cadres4 500,00 €9 000,00 €27 000,00 €Convention
Bâtiment — ETAM3 750,00 €7 500,00 €16 500,00 €Identiques jusqu'à 10 ans, barème légal ensuite
Bâtiment — ouvriers2 250,00 €4 500,00 €9 750,00 €Barème légal
Transports routiers — techniciens et agents de maîtrise4 500,00 €9 000,00 €18 000,00 €Convention (de 3 à 25 ans d'ancienneté)
Transports routiers — ingénieurs et cadres6 000,00 €12 000,00 €24 000,00 €Convention
Hôtels-Cafés-Restaurants1 500,00 €3 000,00 €8 000,00 €Barème légal

Erreurs fréquentes en rupture conventionnelle

Fixer une date de fin trop proche. Le contrat ne peut pas prendre fin avant l'homologation : il faut laisser passer le délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis les 15 jours ouvrables dont dispose l'administration.

Croire qu'elle est possible en CDD. La rupture conventionnelle est réservée aux contrats à durée indéterminée ; un CDD peut être rompu d'un commun accord, mais selon d'autres règles.

Négocier sans avoir chiffré ses droits au chômage. Pour les ruptures conventionnelles qui prennent effet à partir du 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation est réduite (loi du 11 juin 2026) : estimez vos droits au chômage avant de discuter du montant, puis voyez le guide négocier sa rupture conventionnelle.

Ces points sont détaillés, avec un quiz, dans le module de formation « Rupture conventionnelle ».

Questions fréquentes

Puis-je toucher le chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui. Contrairement à une démission, la rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage (ARE) dans les mêmes conditions qu'un licenciement, sous réserve de remplir les conditions d'affiliation de France Travail.

Que devient ma mutuelle d'entreprise après une rupture conventionnelle ?

Comme une rupture conventionnelle ouvre droit à l'assurance chômage, elle ouvre aussi droit à la portabilité de la mutuelle et de la prévoyance (article L911-8 du Code de la sécurité sociale) : vos garanties restent maintenues gratuitement pendant une durée égale à celle de votre dernier contrat de travail, dans la limite de 12 mois. Calculez la durée exacte avec notre simulateur dédié.

Mon employeur peut-il refuser une rupture conventionnelle ?

Oui. La rupture conventionnelle repose sur un accord mutuel : ni le salarié ni l'employeur ne peuvent l'imposer à l'autre partie. En cas de refus, les autres options restent la démission, le licenciement (à l'initiative de l'employeur) ou la négociation d'un départ négocié classique.

Combien de temps dure la procédure ?

Après signature de la convention, un délai de rétractation de 15 jours calendaires s'applique. La convention est ensuite transmise via TéléRC, le portail officiel du ministère du Travail, à la DREETS pour homologation, qui dispose de 15 jours ouvrables pour valider ou refuser. Comptez environ 4 à 6 semaines au total entre le premier entretien et la fin effective du contrat.

Quelle différence avec un licenciement ?

Le licenciement est une décision unilatérale de l'employeur qui doit reposer sur un motif réel et sérieux, alors que la rupture conventionnelle résulte d'un accord des deux parties, sans motif à justifier. Le montant minimal de l'indemnité est identique dans les deux cas (barème légal), mais la rupture conventionnelle limite fortement le risque de contentieux aux prud'hommes.

La rupture conventionnelle réduit-elle ma durée d'indemnisation chômage ?

Oui, depuis une loi du 11 juin 2026 : pour les ruptures conventionnelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans (et de 22,5 à 27 mois à 20,5 mois pour les 55 ans et plus). Cette réduction ne s'applique pas au licenciement. Utilisez notre simulateur de droits au chômage pour estimer votre situation précise.

Puis-je négocier le montant de l'indemnité de rupture conventionnelle ?

Oui, c'est même l'objet principal de la négociation : le barème légal n'est qu'un plancher. Le montant final dépend du rapport de force (ancienneté, poste, risque de contentieux perçu par l'employeur) et se négocie librement entre les deux parties avant la signature de la convention.

Une rupture conventionnelle est-elle possible pendant un arrêt maladie ?

En principe oui, y compris pendant un arrêt maladie d'origine non professionnelle, sous réserve que le consentement du salarié soit libre et éclairé. La jurisprudence est toutefois vigilante sur d'éventuelles situations de pression ; en cas de doute, un accompagnement juridique est recommandé.

Le simulateur tient-il compte de ma convention collective ?

Partiellement. Le barème légal (Art. R1234-2) s'applique par défaut. Huit formules conventionnelles sont désormais disponibles : Syntec cadre (1/3 de mois par année dès 2 ans, sans plafond) et Syntec non-cadre/ETAM (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois pour chaque année de présence au-delà de 10 ans d'ancienneté), Bâtiment/BTP cadre (3/10 de mois par année jusqu'à 10 ans puis 6/10 au-delà, plafonnée à 15 mois), Bâtiment/BTP ETAM (2,5/10 de mois par année jusqu'à 15 ans puis 3,5/10 au-delà, plafonnée à 10 mois) et Bâtiment/BTP ouvrier (1/10 puis 3/20 de mois par année selon l'ancienneté, presque toujours moins favorable que le légal — affichée par transparence), transports routiers technicien/agent de maîtrise (3/10 de mois par année dès 3 ans), transports routiers ingénieur/cadre (4/10 de mois par année dès 3 ans), et Hôtels-Cafés-Restaurants (1/10 de mois par année, plus 1/15 par année au-delà de 10 ans, toujours moins favorable que le légal, affichée par transparence). Les conventions du bâtiment (cadre, ETAM, ouvrier) prévoient aussi une majoration de 10 % à partir de 55 ans, non intégrée au calcul automatique (l'âge n'est pas demandé par ce simulateur). Les autres conventions collectives ne sont pas encore intégrées : vérifiez toujours le texte exact applicable à votre poste, notamment si votre convention prévoit une formule différente selon l'ancienneté ou la catégorie professionnelle. Voir le détail de chaque convention ou identifier la vôtre.

Les avantages en nature (véhicule de fonction, logement) comptent-ils dans le calcul de l'indemnité ?

Oui. Un avantage en nature fait partie du salaire brut de référence utilisé pour calculer l'indemnité de rupture conventionnelle, au même titre que le salaire contractuel. S'il n'est pas déjà inclus dans les montants que vous avez renseignés, ajoutez sa valeur mensuelle dans le champ dédié du simulateur pour obtenir une estimation plus précise.

J'ai travaillé à temps complet puis à temps partiel : comment est calculée mon indemnité de rupture conventionnelle ?

Proportionnellement à chaque période (article L3123-5 du Code du travail). Le plancher de la rupture conventionnelle étant l'indemnité légale de licenciement, la règle est la même : si vous avez été occupé à temps complet et à temps partiel chez le même employeur, l'indemnité est calculée au prorata des périodes accomplies selon chaque modalité, avec le salaire correspondant à chacune. Exemple de service-public.gouv.fr : 3 ans à temps complet (2 000 € brut) puis 2 ans à mi-temps (1 000 €) → (2 000 × 1/4 × 3) + (1 000 × 1/4 × 2) = 2 000 €, au lieu de 1 250 € si l'on retenait le seul salaire à mi-temps. Renseignez le champ « Temps complet et temps partiel dans la même entreprise ? » du simulateur : il reconstitue le salaire de l'autre période à partir de la quotité. Si toute votre ancienneté est à temps partiel, aucun prorata ne s'applique : votre salaire à temps partiel est retenu tel quel.

Je gagne 3 000 € brut avec 10 ans d'ancienneté, combien vais-je toucher en rupture conventionnelle ?

Avec le barème légal minimum, l'indemnité serait d'au moins 7 500 € (un quart de mois de salaire par année d'ancienneté sur 10 ans). C'est un plancher : le montant réel peut être plus élevé selon la négociation ou votre convention collective. Voir le tableau d'exemples ci-dessus, ou utilisez le simulateur pour un calcul avec vos propres chiffres.

J'ai 2 ans d'ancienneté et je gagne 2 000 € brut, ai-je droit à une indemnité de rupture conventionnelle ?

Oui. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle est due quelle que soit votre ancienneté, et ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement : avec 2 ans d'ancienneté et 2 000 € brut, elle s'élève à 1 000 € minimum (barème légal). Ce montant est un plancher, négociable à la hausse.

J'ai moins de 8 mois d'ancienneté : ai-je droit à une indemnité de rupture conventionnelle ?

Oui. Contrairement à l'indemnité légale de licenciement, réservée aux salariés ayant au moins 8 mois d'ancienneté, l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle est due quelle que soit l'ancienneté. En dessous d'un an, elle se calcule au prorata du nombre de mois de présence : avec 6 mois d'ancienneté et 2 000 € brut, le minimum est de 2 000 € × 1/4 × 6/12 = 250 €.

Avec 15 ans d'ancienneté et 4 000 € brut, quelle indemnité minimale pour une rupture conventionnelle ?

Au-delà de 10 ans d'ancienneté, le calcul change de tranche : un tiers de mois de salaire par année au-delà de la 10ᵉ. Pour 4 000 € brut et 15 ans d'ancienneté, l'indemnité légale minimale est d'environ 16 667 €. C'est un minimum : elle peut être plus élevée si une convention collective plus favorable s'applique.

Puis-je créer ma micro-entreprise avant que la rupture conventionnelle soit signée ?

Prudence. Tant que le contrat de travail court (jusqu'à la date de rupture fixée dans la convention, homologation comprise), vous restez tenu à l'obligation de loyauté envers votre employeur (article L1222-1 du Code du travail). Créer une activité directement concurrente pendant cette période peut justifier un licenciement pour faute grave, même sans clause de non-concurrence et même avec un chiffre d'affaires symbolique — la Cour de cassation l'a rappelé en janvier 2026. Un tel licenciement ferait perdre l'indemnité de rupture conventionnelle négociée. Une activité non concurrente reste en revanche possible, sous réserve d'une éventuelle clause d'exclusivité. Le détail des règles du cumul est expliqué sur mesindependants.fr : cumuler un emploi salarié et une micro-entreprise.

Je veux créer mon entreprise après la rupture : que deviennent mes droits au chômage ?

La rupture conventionnelle ouvrant droit à l'ARE, vous pouvez soit conserver le versement mensuel de l'allocation en la cumulant avec vos premiers revenus d'indépendant, soit demander l'ARCE, qui verse une partie de vos droits en capital pour financer le démarrage. Selon votre statut et vos revenus, l'ACRE peut aussi réduire vos cotisations sociales la première année, sous conditions. Ces dispositifs relèvent du régime des indépendants : voir le comparatif ARE ou ARCE quand on crée son entreprise sur mesindependants.fr.

Forfait social ou contribution patronale de 40 % : que paie l'employeur sur une rupture conventionnelle ?

Pour les ruptures intervenant depuis le 1ᵉʳ septembre 2023, l'indemnité de rupture conventionnelle n'est plus soumise au forfait social : l'employeur doit à la place une contribution patronale spécifique, assise sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales (article L137-12 du Code de la sécurité sociale). Son taux, fixé d'abord à 30 %, est de 40 % pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1ᵉʳ janvier 2026 (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026). Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) confirme que le forfait social n'est pas dû sur ces indemnités, même si le terme reste courant. Cette contribution est à la charge de l'employeur seul : elle ne réduit pas l'indemnité versée au salarié, et elle n'existe pas pour l'indemnité de licenciement (voir le coût d'un licenciement pour l'employeur).