MesSimulateursRH

Rupture conventionnelle dans la fonction publique : simulateur d'indemnité (ISRC)

Fonctionnaire titulaire ou contractuel en CDI, vous envisagez une rupture conventionnelle avec votre administration, votre collectivité ou votre établissement hospitalier ? Ce simulateur calcule le montant minimum et le montant maximum de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC) avec le barème en vigueur depuis le 8 août 2026, et le compare à l'ancien barème.

🔒 100% local — aucune donnée envoyée, aucun email requis

Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 19 septembre 2026 (décrets n° 2026-745 et n° 2026-746 du 6 août 2026) — mis à jour à chaque évolution réglementaire. Notre méthode.

En bref : l'ISRC se négocie entre un plancher (1/6 de mois de rémunération brute par année jusqu'à 10 ans, puis 1/5, 1/4 et 1/3 par tranche) et un plafond (1/24 de la rémunération brute annuelle par année d'ancienneté, 24 ans au plus). Depuis le 8 août 2026, ces montants sont nettement plus bas qu'avant : le plafond a été divisé par deux.
Rémunération brute perçue l'année civile qui précède la date d'effet de la rupture (traitement, primes et indemnités). N'incluez pas : les remboursements de frais, les majorations liées à une affectation outre-mer, l'indemnité de résidence à l'étranger, les primes liées à un changement de résidence ou à une restructuration, les indemnités d'enseignement ou de jury.
Services effectifs accomplis dans les trois versants de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière). Les années incomplètes ne sont pas retenues : pour 15 ans et 6 mois, indiquez 15. Au-delà de 24 ans, le calcul est plafonné à 24.
Le barème est identique dans les trois versants ; ce choix sert seulement à préciser la règle de remboursement dans le résultat.

Téléchargement immédiat, sans email ni création de compte.

⚠️ Signaler une erreur sur ce résultat

Comment est calculée l'indemnité (ISRC) ?

La rupture conventionnelle dans la fonction publique, expérimentée du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2025, a été pérennisée par l'article 173 de la loi de finances pour 2026 (articles L552-1 à L552-5 du code général de la fonction publique). Le montant de l'indemnité est fixé dans la convention, entre un minimum et un maximum définis par le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019, modifié par le décret n° 2026-746 du 6 août 2026✓ Source officielle (voir aussi la fiche du portail de la fonction publique✓ Source officielle et celle de service-public.gouv.fr✓ Source officielle).

La base de calcul est la rémunération brute annuelle perçue au cours de l'année civile précédant la date d'effet de la rupture. Divisée par 12, elle donne la rémunération mensuelle brute utilisée pour le plancher. Le plancher se calcule par tranches : chaque année d'ancienneté est valorisée selon la tranche dans laquelle elle se situe, et non toutes les années au taux de la dernière tranche.

Années d'anciennetéPlancher depuis le 8 août 2026Plancher avant (décret de 2019)
De la 1re à la 10e année1/6 de mois par année1/4 de mois par année
De la 11e à la 15e année1/5 de mois par année2/5 de mois par année
De la 16e à la 20e année1/4 de mois par année1/2 mois par année
De la 21e à la 24e année1/3 de mois par année3/5 de mois par année
Plafond (24 ans au plus)1/24 de la rémunération brute annuelle par année1/12 de la rémunération brute annuelle par année

Le plancher est un droit : la convention ne peut pas prévoir moins. Le plafond est une limite : l'employeur public ne peut pas accorder plus. Entre les deux, le montant se négocie, et rien n'oblige l'administration à accepter le principe même de la rupture. Avec 24 ans d'ancienneté ou plus, le plafond atteint désormais une année de rémunération brute, contre deux auparavant.

Exemple concret

Agent avec 12 années complètes d'ancienneté et 30 000 € de rémunération brute annuelle de référence (2 500 € par mois). Plancher : 10 années × 1/6 × 2 500 € + 2 années × 1/5 × 2 500 € = 4 166,67 € + 1 000 € = 5 166,67 €. Plafond : 30 000 € ÷ 24 × 12 = 15 000 €.

Avec l'ancien barème, la fourchette était de 8 250 € à 30 000 €.

Ce qui a changé au 8 août 2026

Deux décrets du 6 août 2026 et un arrêté du même jour (nouveaux modèles de convention) sont entrés en vigueur le 8 août 2026 :

Les sources officielles consultées ne détaillent pas de régime transitoire pour les procédures engagées avant le 8 août 2026. Si votre convention a été négociée autour de cette date, demandez à votre service des ressources humaines de préciser par écrit le barème appliqué.

Qui peut signer une rupture conventionnelle dans la fonction publique ?

Le dispositif concerne les fonctionnaires titulaires et les agents contractuels en CDI des trois versants (ainsi que les ouvriers de l'État et les praticiens hospitaliers en CDI, selon le portail de la fonction publique). En sont exclus : les fonctionnaires stagiaires, les contractuels en CDD ou en période d'essai, les fonctionnaires détachés en qualité d'agent contractuel, et les agents ayant atteint l'âge d'ouverture du droit à la retraite qui justifient de la durée d'assurance requise pour le taux plein. Pour situer ce dernier point, voyez notre simulateur de trimestres de retraite restants.

La procédure en bref

  1. La demande vient de l'agent ou de l'employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature. Elle ne peut être imposée par aucune des deux parties.
  2. Un entretien a lieu au moins 10 jours francs et au plus tard 1 mois après la réception de la demande.
  3. La convention est signée au moins 15 jours francs après le dernier entretien. Elle fixe le montant de l'ISRC et la date de cessation définitive des fonctions.
  4. Un délai de rétractation de 15 jours francs court à partir du lendemain de la signature ; la rétractation se fait par lettre recommandée ou remise en main propre.

Après la rupture : chômage et remboursement

La rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) si vous en remplissez les conditions. Attention : les employeurs publics sont en auto-assurance. C'est votre ancien employeur qui finance l'allocation (France Travail peut la gérer pour son compte), selon des règles adaptées par le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. Notre simulateur de droits au chômage applique les règles générales de l'assurance chômage : il donne un ordre de grandeur, à faire confirmer par votre employeur public ou par France Travail.

L'indemnité doit être remboursée si vous êtes à nouveau recruté comme agent public dans les 6 ans, au sein de la fonction publique dont vous êtes issu, au plus tard dans les 2 ans qui suivent ce recrutement. Un retour dans le secteur public se prépare donc avant de signer.

Les montants affichés ici sont bruts. Le régime fiscal et social de l'ISRC (exonérations d'impôt sur le revenu, de cotisations et de CSG selon le montant) n'est pas simulé : les seuils sont détaillés sur la fiche de service-public.gouv.fr citée plus haut.

Et dans le secteur privé ?

Les règles sont différentes pour un salarié de droit privé : pas de plafond, une indemnité minimale égale à l'indemnité légale de licenciement (ou conventionnelle si elle est plus favorable) et une homologation par l'administration du travail. Utilisez notre simulateur de rupture conventionnelle du secteur privé, ou le guide interactif « je veux quitter mon emploi » si vous hésitez entre plusieurs modes de départ.

Questions fréquentes

Comment calculer l'indemnité de rupture conventionnelle dans la fonction publique en 2026 ?

L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC) se négocie entre un plancher et un plafond. Depuis le 8 août 2026 (décret n° 2026-746), le plancher vaut, par année complète d'ancienneté, 1/6 de la rémunération mensuelle brute jusqu'à 10 ans, 1/5 de la 11e à la 15e année, 1/4 de la 16e à la 20e et 1/3 de la 21e à la 24e. Le plafond vaut 1/24 de la rémunération brute annuelle par année d'ancienneté, dans la limite de 24 ans. La rémunération de référence est la rémunération brute annuelle de l'année civile précédant la date d'effet de la rupture.

Qu'est-ce qui a changé le 8 août 2026 pour l'ISRC ?

Les décrets n° 2026-745 et n° 2026-746 du 6 août 2026 ont abaissé le barème : le plancher passe de 1/4, 2/5, 1/2 et 3/5 de mois par année à 1/6, 1/5, 1/4 et 1/3, et le plafond de 1/12 à 1/24 de la rémunération brute annuelle par année d'ancienneté, soit au maximum une année de rémunération au lieu de deux. Les règles de remboursement sont alignées entre les trois versants et l'agent peut désormais se faire assister par un conseiller désigné par l'organisation syndicale de son choix, représentative ou non.

Quelle ISRC pour 20 ans d'ancienneté et 36 000 € de rémunération brute annuelle ?

Avec 20 années complètes d'ancienneté et 36 000 € de rémunération brute annuelle de référence, l'indemnité se négocie entre 11 750 € (plancher) et 30 000 € (plafond) avec le barème en vigueur depuis le 8 août 2026. Avec l'ancien barème, la fourchette était de 21 000 € à 60 000 €.

Dois-je rembourser l'indemnité si je reviens travailler dans la fonction publique ?

Oui, si vous êtes recruté comme agent public dans les 6 ans qui suivent la rupture conventionnelle pour occuper un emploi au sein de la fonction publique dont vous êtes issu (État, territoriale ou hospitalière). Le remboursement est dû à l'employeur avec lequel la rupture a été conclue, au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement. Depuis le 8 août 2026, cette règle est la même dans les trois versants.

Ai-je droit au chômage après une rupture conventionnelle dans la fonction publique ?

Oui : la rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) si vous remplissez les autres conditions d'attribution. Particularité du secteur public : les employeurs publics sont en auto-assurance, c'est-à-dire qu'ils financent eux-mêmes l'allocation (parfois gérée par France Travail dans le cadre d'une convention), avec des règles propres fixées par le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020.

Un contractuel en CDD ou un fonctionnaire stagiaire peut-il signer une rupture conventionnelle ?

Non. La rupture conventionnelle est ouverte aux fonctionnaires titulaires et aux agents contractuels en CDI des trois versants. En sont exclus les fonctionnaires stagiaires, les contractuels en CDD ou en période d'essai, les fonctionnaires détachés en qualité d'agent contractuel, et les agents qui ont atteint l'âge d'ouverture du droit à la retraite et justifient de la durée d'assurance requise pour une pension à taux plein.