Mes droits au chômage après une rupture de contrat
Après un licenciement ou une rupture conventionnelle, estimez si vous avez droit à l'allocation chômage (ARE) et son montant indicatif. Vérifiez si votre salarié pourra prétendre à l'allocation chômage selon le motif de la rupture.
Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 19 octobre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
Date du premier jour indemnisé (optionnel) — renseignez au moins la date de fin de contrat.
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Je retrouve un emploi moins bien payé : combien puis-je cumuler avec l'ARE ?
Si vous retrouvez un emploi avant d'avoir épuisé vos droits, vous pouvez continuer à toucher une partie de l'ARE en complément de votre nouveau salaire, sous conditions. Ce module réutilise le salaire de référence et l'allocation déjà calculés ci-dessus.
Chiffres clés : comment se terminent les CDI en France
- 4 233 000 CDI ont pris fin en 2024 dans le secteur privé (−3,7 % sur un an).
- La démission est de loin le premier motif : 1 850 100 cas, soit 43,7 % des fins de CDI — devant la fin de période d'essai (902 400), la rupture conventionnelle (514 600) et le licenciement pour motif personnel (506 700).
- Or le motif de rupture détermine l'accès à l'allocation chômage : la démission n'y ouvre droit que dans des cas limités, détaillés plus bas, alors que la rupture conventionnelle et le licenciement y ouvrent droit.
Source : DARES, enquête Mouvements de main-d'œuvre (données DSN), reprise par l'Insee, « Embauches et fins de contrat dans le secteur privé »✓ Source officielle, publié le 26 juin 2025. Champ : France métropolitaine, établissements du secteur privé, hors agriculture et hors CDI intérimaires — fins de CDI uniquement.
Démissionner et toucher le chômage : est-ce possible ?
En principe, une démission n'ouvre pas droit à l'allocation chômage, puisque l'ARE suppose une perte d'emploi involontaire. Trois portes restent pourtant ouvertes :
- La démission légitime : le règlement d'assurance chômage en fixe une liste précise (suivre son conjoint qui déménage pour un nouvel emploi, mariage ou Pacs entraînant un déménagement, salaire non payé, violences conjugales, nouvel emploi quitté rapidement après une perte d'emploi involontaire, projet de création d'entreprise interrompu…). Choisissez « Démission » dans le simulateur ci-dessus, puis votre motif, pour savoir s'il est reconnu.
- La démission-reconversion : un projet de reconversion professionnelle validé par Transitions Pro avant la démission ouvre droit à l'ARE.
- Le réexamen après 121 jours : si votre motif n'est pas reconnu, l'instance paritaire régionale de France Travail peut réexaminer votre dossier après 4 mois de chômage, si vous justifiez de recherches actives d'emploi. Retravailler au moins 65 jours (455 heures) après la démission rouvre aussi des droits.
Si votre employeur est d'accord pour que vous partiez, une rupture conventionnelle ouvre droit à l'ARE sans condition de motif. Pour comparer les options avant de vous décider, suivez le guide « je veux quitter mon emploi ». La liste complète des cas de démission légitime, avec les conditions de chacun, est détaillée dans le guide démissionner et toucher le chômage.
Comment est estimée l'allocation chômage (ARE) ?
L'ARE (Allocation de Retour à l'Emploi) est versée par France Travail sous cinq conditions cumulatives : avoir perdu son emploi de façon involontaire (licenciement, rupture conventionnelle homologuée, fin de CDD — la démission classique est généralement exclue, sauf cas de démission légitime), justifier d'une durée d'affiliation d'au moins 130 jours travaillés ou 910 heures au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), être inscrit comme demandeur d'emploi, être physiquement apte et disponible pour travailler, et résider en France.
Agent public après une rupture conventionnelle ? L'ARE peut aussi être due, mais l'employeur public la finance le plus souvent lui-même (auto-assurance), avec des règles propres : voir notre simulateur de rupture conventionnelle dans la fonction publique.
Le montant journalier retient le plus favorable entre deux formules : 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR) + une partie fixe (13,18 € en 2026), ou 57 % du SJR — avec un plancher de 32,13 €/jour et un plafond de 75 % du SJR. Le SJR officiel est calculé par France Travail sur la base des jours calendaires exacts de votre période de référence ; ce simulateur l'approxime à partir de votre salaire mensuel moyen, ce qui en fait une estimation d'ordre de grandeur, pas un calcul officiel.
Durée maximale indicative selon l'âge à la fin du contrat, régime général (licenciement, fin de CDD, démission légitime) : jusqu'à 18 mois en dessous de 55 ans, jusqu'à 22,5 mois de 55 à 56 ans, jusqu'à 27 mois à partir de 57 ans (source : France Travail / Unédic). Une dégressivité de l'allocation (jusqu'à -30 % à partir du 7e mois) peut s'appliquer aux allocations journalières élevées avant 55 ans — non modélisée ici car les seuils exacts évoluent fréquemment.
Cas particulier des ruptures conventionnelles : une loi du 11 juin 2026 (n° 2026-470) réduit spécifiquement la durée maximale d'indemnisation pour les ruptures conventionnelles individuelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026 : 15 mois maximum en dessous de 55 ans (contre 18 mois auparavant), et 20,5 mois à partir de 55 ans (contre 22,5 à 27 mois), avec une possibilité de prolongation vers les durées de droit commun après examen de la situation par France Travail au 12ᵉ mois d'indemnisation. Cette réduction ne s'applique pas au licenciement ni à la fin de CDD.
À ne pas confondre avec le chômage partiel : l'activité partielle (ou chômage partiel) concerne un salarié dont le contrat est maintenu mais dont l'employeur réduit temporairement l'horaire — c'est une indemnité versée par l'employeur, pas l'ARE. Pour ce cas, utilisez le simulateur de chômage partiel.
Exemple concret
Pour un salaire brut mensuel moyen de 2 500 € sur la période de référence : le salaire journalier de référence (SJR) est d'environ 82,19 € (2 500 × 12 / 365).
Formule à 40,4 % + partie fixe : 0,404 × 82,19 + 13,18 ≈ 46,38 €/jour. Formule à 57 % : 0,57 × 82,19 ≈ 46,85 €/jour. France Travail retient le montant le plus favorable, ici 46,85 €/jour.
Vérification des bornes : plancher 32,13 €/jour (dépassé) et plafond à 75 % du SJR, soit environ 61,64 € (non dépassé). L'ARE journalière estimée est donc de 46,85 €, soit environ 1 425 € par mois (46,85 × 30,42 jours).
Exemples chiffrés (allocation ARE mensuelle estimée)
Le tableau ci-dessous applique la formule officielle (le montant le plus favorable entre 40,4 % du salaire journalier de référence + partie fixe, et 57 % du SJR, dans les limites du plancher et du plafond) à quelques salaires courants. C'est une estimation du montant mensuel ; la durée d'indemnisation dépend de votre âge et de votre situation (voir ci-dessus).
| Salaire brut mensuel moyen | ARE journalière estimée | ARE mensuelle estimée |
|---|---|---|
| 1 500 € | 33,10 € | 1 007,00 € |
| 1 800 € | 37,09 € | 1 128,22 € |
| 2 000 € | 39,74 € | 1 209,02 € |
| 2 200 € | 42,40 € | 1 289,83 € |
| 2 500 € | 46,85 € | 1 425,16 € |
| 2 800 € | 52,47 € | 1 596,17 € |
| 3 000 € | 56,22 € | 1 710,19 € |
| 3 500 € | 65,59 € | 1 995,22 € |
| 4 000 € | 74,96 € | 2 280,25 € |
| 5 000 € | 93,70 € | 2 850,31 € |
Différé spécifique : combien de jours avant le premier versement ?
L'allocation n'est pas versée dès le lendemain de la fin du contrat. Si vous avez reçu une indemnité de rupture supérieure au minimum prévu par la loi — cas fréquent après une rupture conventionnelle négociée ou une transaction —, France Travail applique un différé spécifique : la part de l'indemnité qui dépasse le minimum légal est divisée par 111,8 (valeur 2026, revalorisée chaque année avec le plafond de la sécurité sociale), et le nombre entier obtenu donne un nombre de jours calendaires de décalage. Ce différé est plafonné à 150 jours, et à 75 jours en cas de rupture pour motif économique (fiche Unédic, mise à jour le 5 octobre 2026✓ Source officielle ; France Travail✓ Source officielle).
Seule compte la part « supra-légale » : l'indemnité légale de licenciement elle-même ne déclenche aucun différé. En revanche, ce qu'une convention collective ou une négociation ajoute au-delà du minimum légal entre dans le calcul. Les indemnités fixées par un juge en sont exclues, selon l'Unédic. Le différé ne réduit pas la durée de vos droits : il en décale le point de départ.
| Part de l'indemnité au-dessus du minimum légal | Calcul (÷ 111,8) | Différé spécifique |
|---|---|---|
| 1 372 € | 12,27 | 12 jours |
| 3 000 € | 26,83 | 26 jours |
| 5 000 € | 44,72 | 44 jours |
| 10 000 € | 89,44 | 89 jours (75 jours si motif économique) |
| 20 000 € | 178,89 | 150 jours (plafond) |
Le plafond de 150 jours est atteint à partir de 16 770 € au-dessus du minimum légal (8 385 € pour le plafond de 75 jours). Deux autres décalages s'ajoutent : le différé congés payés et le délai d'attente de 7 jours, détaillés ci-dessous. En cas de licenciement économique avec adhésion au contrat de sécurisation professionnelle (CSP), l'allocation de sécurisation professionnelle est versée sans différé ni délai d'attente, indiquent France Travail et l'Unédic.
Date du premier versement : à partir de quand êtes-vous indemnisé ?
Trois décalages s'additionnent entre la fin du contrat et le premier jour indemnisé (fiche Unédic « Différé congés payés », mise à jour le 26 août 2026✓ Source officielle ; France Travail✓ Source officielle ; règlement d'assurance chômage, art. 21 à 23) :
- Le différé spécifique, si vous avez reçu plus que le minimum légal (voir ci-dessus). Il court à partir du lendemain de la fin du contrat.
- Le différé congés payés, si une indemnité compensatrice de congés payés vous a été versée : le total de ces indemnités sur les fins de contrat des 182 derniers jours, divisé par votre salaire journalier de référence, donne un nombre de jours, plafonné à 30. Il commence après le différé spécifique, ou dès le lendemain de la fin du contrat s'il n'y en a pas.
- Le délai d'attente de 7 jours : il commence juste après les différés si vous êtes déjà inscrit à France Travail, sinon à la date de votre inscription. Il n'est appliqué qu'une fois par période de 12 mois.
Les différés ne réduisent pas la durée de vos droits : ils en décalent le départ, et leur durée reste fixe même si vous tombez malade ou suivez une formation pendant cette période. Le délai d'attente, lui, ne court qu'une fois inscrit : s'inscrire tôt évite de perdre des jours. Le premier jour indemnisé n'est pas la date de virement : l'allocation est payée chaque mois, après l'actualisation.
| Fin du contrat le 31/12/2026, inscription rapide | Différé spécifique | Différé congés payés | Premier jour indemnisé |
|---|---|---|---|
| Licenciement, minimum légal, 900 € de congés payés, SJR 60 € | 0 | 15 jours | 23/01/2027 (22 jours) |
| Rupture conventionnelle, 5 000 € au-dessus du légal, 1 500 € de congés payés, SJR 80 € | 44 jours | 18 jours | 11/03/2027 (69 jours) |
| Licenciement économique sans CSP, 10 000 € au-dessus du légal, 2 000 € de congés payés, SJR 90 € | 75 jours (plafond) | 22 jours | 15/04/2027 (104 jours) |
| Rupture conventionnelle, 20 000 € au-dessus du légal, 3 000 € de congés payés, SJR 100 € | 150 jours (plafond) | 30 jours (plafond) | 07/07/2027 (187 jours) |
Dates calculées par le simulateur, avec un délai d'attente de 7 jours non encore appliqué dans l'année. Le nombre de jours du différé congés payés est arrondi à l'entier inférieur, comme le différé spécifique ; votre notification de France Travail fait foi. Le maximum théorique est donc de 187 jours (150 + 30 + 7), ou 112 jours en cas de licenciement économique. En contrat de sécurisation professionnelle (CSP), ni différé ni délai d'attente ne s'appliquent.
Questions fréquentes
Ai-je droit au chômage après une démission ?
En principe non : une démission classique n'ouvre pas droit à l'ARE. Il existe cependant une liste précise de cas de "démission légitime" fixée par le règlement d'assurance chômage (mariage/PACS avec déménagement, non-paiement de salaire, violences conjugales, reprise rapide d'un nouvel emploi après une perte d'emploi involontaire, etc.), ainsi qu'un dispositif distinct de "démission-reconversion" validé par Transitions Pro. Sélectionnez votre motif dans le simulateur ci-dessus pour savoir s'il est reconnu. Une rupture conventionnelle, elle, ouvre droit à l'ARE comme un licenciement, sans condition de motif.
Ma démission n'entre dans aucun cas légitime : ai-je vraiment tout perdu ?
Pas nécessairement. Après 121 jours (4 mois) de chômage, vous pouvez demander à l'instance paritaire régionale (IPR) de France Travail un réexamen de votre dossier, à condition de remplir les autres conditions d'ouverture de droits et de justifier de recherches actives d'emploi ou de démarches de formation pendant cette période. En cas d'acceptation, le versement démarre au 122ᵉ jour, sans rétroactivité sur les 121 premiers jours. Autre option : retravailler au moins 65 jours (455 heures) après la démission rouvre aussi des droits.
Ce montant est-il garanti ?
Non. Il s'agit d'une estimation simplifiée à titre indicatif. Le calcul réel de France Travail utilise vos bulletins de salaire exacts sur toute la période de référence et applique des règles complémentaires (jours non travaillés, régularisations, dégressivité) que ce simulateur ne reproduit pas. Utilisez le simulateur officiel de France Travail pour une estimation plus précise.
Le délai de carence retarde-t-il le premier versement ?
Oui. Un différé d'indemnisation s'applique avant le premier versement (délai d'attente de 7 jours, différé congés payés plafonné à 30 jours si une indemnité de congés payés a été versée, et différé spécifique si une indemnité de rupture supérieure au minimum légal a été perçue : la fraction excédentaire est divisée par 111,8 en 2026, dans la limite de 150 jours calendaires, ou 75 jours en cas de licenciement économique). Le simulateur calcule les trois si vous renseignez la date de fin de contrat, l'indemnité compensatrice de congés payés et la part supra-légale.
Après une rupture conventionnelle, combien de mois puis-je être indemnisé ?
Oui, depuis une loi du 11 juin 2026 (n° 2026-470). Pour les ruptures conventionnelles individuelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026, la durée maximale passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et de 22,5 à 27 mois à 20,5 mois pour les 55 ans et plus (avec prolongation possible après examen par France Travail au 12e mois). Cette réduction ne concerne que la rupture conventionnelle : un licenciement ou une fin de CDD n'est pas affecté. Voir le détail officiel sur le Code du travail numérique. Le simulateur ci-dessus prend en compte cette distinction si vous précisez la date d'effet.
Dans quel délai dois-je m'inscrire à France Travail après la fin de mon contrat ?
Il est recommandé de s'inscrire dès le lendemain de la fin du contrat, idéalement dans les 12 mois suivants pour ne pas risquer de perdre des droits, certains délais et différés d'indemnisation étant calculés à partir de la date de fin de contrat et non de la date d'inscription.
L'allocation chômage (ARE) est-elle imposable ?
Oui, l'ARE est imposable sur le revenu et soumise à la CSG/CRDS (à un taux réduit ou nul selon vos ressources), sauf pour les allocataires aux revenus les plus modestes qui peuvent en être exonérés. France Travail transmet chaque année un montant pré-rempli à l'administration fiscale.
Puis-je cumuler l'ARE avec un nouveau salaire si je retrouve un emploi moins bien payé ?
Oui, sous conditions : c'est le cumul de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) avec une rémunération, prévu par le règlement d'assurance chômage (Unédic)✓ Source officielle. Le principe : votre allocation mensuelle sans activité est réduite de 70 % de votre nouveau salaire brut, le reste étant versé en jours d'ARE complémentaires. Le cumul salaire + ARE ne peut toutefois pas dépasser le salaire mensuel moyen brut qui a servi à ouvrir vos droits. Vous devez rester inscrit comme demandeur d'emploi et déclarer chaque mois votre activité lors de l'actualisation. Ce mécanisme ne s'applique pas tel quel aux non-salariés/micro-entrepreneurs ni aux intermittents (annexes VIII et X), qui suivent des règles de cumul différentes. Utilisez le module ci-dessus pour une estimation.
Combien vais-je toucher au chômage avec un salaire de 2 500 € brut ?
Avec un salaire brut mensuel moyen de 2 500 € sur votre période de référence, l'allocation chômage (ARE) estimée est d'environ 1 425 € par mois (46,85 €/jour). Voir le tableau d'exemples ci-dessus, ou utilisez le simulateur pour un calcul avec vos propres chiffres : le montant exact dépend du salaire journalier de référence calculé par France Travail sur votre période précise.
Quelle allocation chômage pour un salaire de 3 000 € brut mensuel ?
Pour un salaire brut mensuel moyen de 3 000 €, l'ARE estimée est d'environ 1 710 € par mois (56,22 €/jour), avant prélèvement éventuel de la CSG/CRDS. C'est une estimation d'ordre de grandeur : le calcul officiel de France Travail se base sur les jours calendaires exacts de votre période de référence.
ARE pour un salaire de 1 800 € brut : quel montant de chômage ?
Pour un salaire brut mensuel moyen de 1 800 €, l'allocation chômage estimée est d'environ 1 128 € par mois (37,09 €/jour), proche du plancher de l'ARE (32,13 €/jour) qui s'applique dans la limite de 75 % du salaire journalier de référence et est réduit proportionnellement en cas de temps partiel, sous réserve de remplir les conditions d'éligibilité.
Je crée mon entreprise après mon licenciement ou ma rupture conventionnelle : que deviennent mes droits ARE ?
Vous ne les perdez pas. Deux options existent : conserver l'ARE en versement mensuel, cumulable avec vos revenus d'indépendant selon des règles de plafonnement, ou opter pour l'ARCE, qui convertit une partie de vos droits restants en capital versé en deux fois. Le choix dépend du statut retenu et des revenus attendus la première année ; l'ACRE peut en plus alléger les cotisations de démarrage, sous conditions. Le sujet est traité en détail sur mesindependants.fr : ARE ou ARCE quand on crée son entreprise.
Comment calculer le différé spécifique après une rupture conventionnelle ?
On divise par 111,8 (valeur 2026) la part de l'indemnité de rupture qui dépasse le minimum légal, et on retient le nombre entier obtenu : 5 000 € au-dessus du minimum légal donnent 44 jours calendaires de différé, 10 000 € donnent 89 jours. Le différé spécifique est plafonné à 150 jours (75 jours en cas de licenciement économique). S'y ajoutent le différé congés payés (30 jours maximum) et le délai d'attente de 7 jours.
Quand vais-je toucher mon premier versement de chômage ?
Le premier jour indemnisé se situe après le différé spécifique (si vous avez reçu plus que le minimum légal), le différé congés payés (30 jours maximum) et le délai d'attente de 7 jours. Exemple : fin de contrat le 31/12/2026, 5 000 € au-dessus du minimum légal et 1 500 € d'indemnité de congés payés pour un salaire journalier de référence de 80 € donnent 44 + 18 + 7 jours, soit un premier jour indemnisé le 11/03/2027. Le paiement suit, chaque mois, après l'actualisation. Si vous vous inscrivez après la fin des différés, le délai d'attente part de votre inscription.