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Prime de précarité CDD / indemnité de fin de mission intérim

Calculez le montant de votre prime de précarité (fin de CDD) ou de votre indemnité de fin de mission (intérim), et vérifiez si votre situation y ouvre droit. Estimez le montant à verser au salarié en fin de CDD ou de mission d'intérim, et identifiez les cas où cette indemnité n'est pas due.

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Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 27 août 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

En bref : 10% de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat (6% si un accord de branche étendu prévoit un accès facilité à la formation), sauf cas d'exclusion (poursuite en CDI, refus d'un CDI équivalent, faute grave, démission, saisonnier...).
Salaire de base + primes et majorations + heures supplémentaires/complémentaires versés pendant toute la durée du contrat. N'incluez pas l'indemnité compensatrice de congés payés.
Les deux conditions sont cumulatives : l'accord doit exister ET vous devez bénéficier réellement d'une contrepartie formation. En cas de doute, laissez décoché — le taux par défaut de 10% s'applique.

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Comment est calculée la prime ?

La prime de précarité (pour un CDD, art. L1243-8 et suivants du Code du travail✓ Source officielle) et l'indemnité de fin de mission (pour l'intérim, art. L1251-32 et suivants✓ Source officielle) suivent la même logique : 10% de la rémunération brute totale perçue pendant toute la durée du contrat, ou 6% si un accord de branche étendu (ou d'entreprise) le prévoit, à condition que vous bénéficiiez en contrepartie d'un accès facilité à la formation professionnelle pendant l'intersession. Le taux réduit n'est pas automatique dès qu'une convention l'évoque sur le papier : la contrepartie formation doit être réelle.

La prime n'est pas due dans plusieurs cas : poursuite immédiate en CDI chez le même employeur, refus d'un CDI proposé pour le même poste ou un poste similaire avec une rémunération au moins équivalente (l'employeur doit désormais formaliser cette proposition par écrit et en informer France Travail), rupture anticipée à votre initiative, faute grave ou lourde, contrat saisonnier, contrat d'usage, contrat conclu pendant les vacances scolaires ou universitaires d'un jeune, ou contrat aidé.

La prime est un complément de salaire à part entière : elle est soumise aux cotisations sociales, à la CSG/CRDS et à l'impôt sur le revenu comme le reste de votre rémunération, sans exonération particulière.

Exemple concret

Pour un CDD de 6 mois avec une rémunération brute totale de 8 400 € (salaire de base + primes), sans cas d'exclusion et sans accord de branche à taux réduit : prime = 8 400 € × 10% = 840 € bruts.

Si un accord de branche étendu prévoit le taux réduit de 6% avec accès facilité à la formation : prime = 8 400 € × 6% = 504 € bruts.

Questions fréquentes

Dans quels cas n'ai-je pas droit à la prime de précarité ?

Principalement : poursuite en CDI chez le même employeur immédiatement après le CDD, refus d'un CDI proposé pour le même poste (ou un poste similaire) avec une rémunération au moins équivalente, rupture anticipée à votre initiative, faute grave ou lourde, contrat saisonnier ou d'usage, contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires, ou contrat aidé. En dehors de ces cas, la prime est due.

Quelle différence entre la prime de précarité (CDD) et l'indemnité de fin de mission (intérim) ?

Ce sont deux dispositifs distincts mais avec les mêmes taux et la même logique : la prime de précarité pour un CDD (art. L1243-8 et suivants du Code du travail) et l'indemnité de fin de mission pour l'intérim (art. L1251-32 et suivants). Dans les deux cas, c'est 10% de la rémunération brute totale perçue, ou 6% si un accord de branche étendu le prévoit en contrepartie d'un accès facilité à la formation professionnelle.

La prime de précarité est-elle imposable et soumise à cotisations ?

Oui. Le Code du travail la qualifie de complément de salaire : elle est soumise aux cotisations sociales salariales et patronales, à la CSG/CRDS, et à l'impôt sur le revenu comme le reste de votre rémunération, sans régime d'exonération particulier.

Comment est calculée la rémunération de référence pour la prime ?

Il s'agit de la rémunération brute totale versée pendant toute la durée du contrat : salaire de base, primes et majorations, heures supplémentaires ou complémentaires. L'indemnité compensatrice de congés payés n'entre pas dans cette base — à l'inverse, c'est la prime de précarité elle-même qui entre dans le calcul de l'indemnité de congés payés.

Combien de prime de précarité pour un CDD avec 6 000 € de rémunération brute totale ?

Au taux standard de 10 %, la prime de précarité pour une rémunération brute totale de 6 000 € sur toute la durée du CDD est de 600 €. Si un accord de branche étendu prévoit le taux réduit de 6 % avec accès facilité à la formation, elle serait de 360 € à la place.

Quelle prime de précarité pour un CDD d'un an et 12 000 € de rémunération brute ?

Pour un CDD d'environ un an avec 12 000 € de rémunération brute totale perçue, la prime de précarité au taux standard de 10 % est de 1 200 €. Ce montant est dû sauf cas d'exclusion (poursuite en CDI, refus d'un CDI équivalent, rupture anticipée à l'initiative du salarié, etc.).