MesSimulateursRH

Je veux quitter mon emploi : quelle est la meilleure option ?

Démission, licenciement ou rupture conventionnelle n'ouvrent pas les mêmes droits. Répondez à 1 ou 2 questions simples : ce guide identifie votre situation et vous oriente vers les bonnes ressources et les bons simulateurs du site.

🔒 100% local — aucune donnée envoyée, aucun compte, aucun email requis

Par Nathan Penin, éditeur du site. Contenu vérifié le 31 octobre 2026 — mis à jour à chaque évolution du droit du travail. Notre méthode.

En bref : démission, licenciement et rupture conventionnelle n'ouvrent pas les mêmes droits (indemnité, préavis, chômage). Ce guide gratuit et sans compte vous aide à identifier votre situation en 2 étapes et vous oriente vers les bonnes pages du site.
Étape 1 sur 2

Comment fonctionne ce guide ?

Ce guide ne remplace pas les simulateurs du site : il les oriente. Il vous pose d'abord une question sur qui est à l'origine de la rupture (vous, votre employeur, ou les deux d'un commun accord), puis, selon le cas, une seconde question plus précise (motif de démission ou motif de licenciement). À la fin, il vous renvoie vers les pages et simulateurs les plus utiles pour votre situation exacte : calcul d'indemnité, droits au chômage, procédure à respecter, ou moyens de contester une décision.

Ce guide est informatif : il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé et ne remplace pas l'avis d'un professionnel en cas de litige ou de situation complexe.

Je veux démissionner et toucher le chômage : est-ce possible ?

Oui, mais seulement dans des cas précis. Une démission « classique » n'ouvre pas droit à l'allocation chômage. France Travail l'accorde en revanche en cas de démission légitime (liste fixée par le règlement d'assurance chômage : suivre son conjoint, salaire non payé, violences conjugales, nouvel emploi quitté rapidement…), de démission-reconversion validée par Transitions Pro, ou après un réexamen au bout de 121 jours de chômage. Le simulateur de droits au chômage vous indique si votre motif est reconnu et estime le montant de l'allocation. Si votre employeur accepte votre départ, la rupture conventionnelle reste la voie la plus sûre pour être indemnisé. Le détail des 17 cas, des étapes de la démission-reconversion et du piège de l'abandon de poste est dans notre guide démissionner et toucher le chômage. Agent public ? Voyez la rupture conventionnelle dans la fonction publique.

Les 7 façons de quitter un emploi, en un coup d'œil

Le questionnaire ci-dessus oriente vers une page précise. Le tableau ci-dessous donne la vue d'ensemble : toutes les voies par lesquelles un salarié peut mettre fin à son contrat, ou se retrouver sans contrat, avec la démarche et le délai que fixe la loi. Le licenciement n'y figure pas : c'est l'employeur qui le décide (voir la procédure de licenciement). Pour comparer en détail démission, licenciement et rupture conventionnelle (indemnité, préavis, chômage), voyez notre comparatif des trois modes de rupture.

Voie de départPour qui ?DémarcheDélai à respecterTexte
DémissionSalarié en CDIAucune forme imposée ; un écrit (lettre recommandée ou remise contre décharge) évite les litiges. L'employeur ne peut pas la refuser.Préavis fixé par la convention collective, le contrat ou les usages : le Code du travail ne fixe pas de durée générale (voir préavis).L1237-1
Rupture conventionnelleSalarié en CDI, avec l'accord de l'employeurConvention signée par les deux parties, puis homologuée par l'administration.15 jours calendaires de rétractation après la signature ; fin du contrat au plus tôt le lendemain de l'homologation.L1237-11, L1237-13
Rupture de la période d'essaiSalarié encore en période d'essai (CDI ou CDD)Information de l'employeur.24 heures si moins de 8 jours de présence, 48 heures au-delà.L1221-26
Rupture anticipée du CDD pour un CDISalarié en CDD qui justifie de la conclusion d'un CDIInformation de l'employeur, avec le justificatif du CDI.1 jour par semaine de contrat, 2 semaines au plus, sauf accord des parties.L1243-2
Prise d'acte de la ruptureSalarié qui reproche à l'employeur des manquements gravesCourrier à l'employeur, puis saisine du conseil de prud'hommes, qui requalifie la rupture.Aucun préavis. Le bureau de jugement doit statuer dans le mois de sa saisine.L1451-1
Résiliation judiciaireSalarié en CDI (en CDD, cas très limités)Saisine du conseil de prud'hommes ; le contrat continue pendant la procédure.Rupture à la date du jugement si le juge l'accepte ; sinon le contrat se poursuit normalement.Fiche F24410
Abandon de poste (à éviter)Salarié qui cesse de venir sans justificationL'employeur le met en demeure, par lettre recommandée ou remise en main propre, de justifier son absence et de reprendre son poste.Au moins 15 jours calendaires après la présentation de la mise en demeure ; au-delà, le salarié est présumé démissionnaire.L1237-1-1, R1237-13

Côté chômage, les voies ne se valent pas. La rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation (ARE) ; la démission seulement dans les cas décrits dans notre guide démissionner et toucher le chômage, et l'abandon de poste, traité comme une démission, suit les mêmes règles. Une prise d'acte n'ouvre droit à l'ARE que si les prud'hommes la requalifient en licenciement, et l'allocation n'est versée qu'après leur décision ; requalifiée en démission, elle n'ouvre droit ni aux indemnités de licenciement ni à l'ARE (service-public, fiche F24409). Une résiliation judiciaire prononcée par le juge ouvre droit à l'ARE et aux indemnités d'un licenciement (fiche F24410). Pour estimer l'allocation, utilisez le simulateur de droits au chômage.

Quatre cas concrets

Léa et Hugo, en CDD, reçoivent une offre de CDI

Léa est en CDD de 6 mois (26 semaines). À raison d'un jour par semaine, son préavis serait de 26 jours, mais la loi le plafonne : elle doit 2 semaines de préavis au plus, sauf si son employeur accepte de l'en dispenser. Hugo, en CDD de 8 semaines, doit 8 jours. Dans les deux cas, la rupture vient du salarié : la prime de précarité n'est pas due. Le décompte se fait en jours ouvrés (service-public, fiche F40).

Sophie veut arrêter sa période d'essai

Embauchée en CDI il y a 3 semaines, Sophie a plus de 8 jours de présence : elle doit prévenir son employeur 48 heures à l'avance. Si elle avait commencé depuis 5 jours, ce délai serait de 24 heures. Aucune indemnité de rupture n'est due, mais les congés acquis et non pris sont payés (voir congés payés non pris).

Karim n'est plus payé depuis deux mois

Karim peut demander aux prud'hommes la résiliation judiciaire de son contrat : il continue à travailler, et si le juge lui donne raison, le contrat est rompu à la date du jugement avec les indemnités d'un licenciement injustifié ; si le juge refuse, son contrat continue. Il peut aussi prendre acte de la rupture : il part tout de suite, sans préavis, mais si le juge estime les manquements insuffisants, la rupture vaut démission, sans indemnité ni chômage. La première voie est la moins risquée. Dans les deux cas, le délai pour agir est encadré (voir saisir les prud'hommes) et un accompagnement est utile (qui peut vous accompagner).

Nadia ne revient pas après une dispute

Si Nadia cesse de venir sans prévenir, son employeur peut lui adresser une mise en demeure lui laissant au moins 15 jours calendaires pour revenir ou se justifier. Sans réponse, elle est présumée démissionnaire : pas d'indemnité de rupture, pas de chômage. Un motif légitime (raisons médicales, droit de retrait, grève, refus d'une instruction contraire à la réglementation, modification du contrat imposée par l'employeur) fait obstacle à cette présomption, à condition de l'indiquer dans sa réponse.

Base légale et sources officielles

Chaque règle de cette page a été vérifiée sur deux sources officielles le 31 octobre 2026 :

Questions fréquentes

Ce guide remplace-t-il un avis juridique ?

Non. Ce guide oriente vers les bonnes ressources et les bons simulateurs selon votre situation, mais il n'a aucune valeur juridique et ne remplace pas l'avis d'un professionnel (avocat, défenseur syndical, service RH). En cas de doute ou de litige, faites-vous accompagner.

Combien de temps faut-il pour quitter son emploi ?

Cela dépend de la voie choisie. En période d'essai, 24 ou 48 heures de prévenance suffisent selon votre temps de présence. En CDD avec une embauche en CDI, le préavis est d'un jour par semaine de contrat, 2 semaines au plus. Une démission impose le préavis prévu par votre convention collective, votre contrat ou les usages. Une rupture conventionnelle prend au minimum un mois environ : 15 jours calendaires de rétractation après la signature, puis 15 jours ouvrables d'instruction par l'administration, le contrat prenant fin au plus tôt le lendemain de l'homologation (art. L1237-13 et L1237-14 du Code du travail). Une prise d'acte rompt le contrat immédiatement, sans préavis.

Que faire si mon employeur refuse la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle suppose l'accord des deux parties : ni le salarié ni l'employeur ne peut l'imposer à l'autre. En cas de refus, il reste la démission (sans droit au chômage sauf motif légitime) ou, côté employeur, l'engagement d'une procédure de licenciement s'il dispose d'un motif réel et sérieux.

Puis-je changer d'avis après avoir démissionné ?

Une démission claire et non équivoque engage en principe définitivement le salarié. Un droit de rétractation n'existe que dans des cas très encadrés par la jurisprudence (démission donnée dans des circonstances entourant immédiatement le départ, sous le coup de l'émotion, sans réflexion). En cas de doute, ne démissionnez jamais sur un coup de tête : demandez conseil avant d'agir.

Ce guide couvre-t-il tous les cas particuliers ?

Non. Le tableau des 7 façons de quitter un emploi couvre aussi la période d'essai, le CDD, la prise d'acte et la résiliation judiciaire, mais certains cas suivent des règles propres non détaillées ici (fonction publique, salarié protégé, licenciement économique collectif…) : consultez les pages dédiées ou un professionnel.

Que se passe-t-il si j'arrête de venir travailler sans rien dire ?

C'est un abandon de poste. L'employeur peut vous mettre en demeure, par lettre recommandée ou remise en main propre, de justifier votre absence et de reprendre votre poste dans un délai d'au moins 15 jours calendaires. Sans retour de votre part, vous êtes présumé avoir démissionné : pas d'indemnité de rupture et, en principe, pas d'allocation chômage. Un motif légitime (raisons médicales, droit de retrait, grève, refus d'une instruction contraire à la réglementation, modification du contrat imposée par l'employeur) empêche cette présomption si vous l'indiquez dans votre réponse. Vous pouvez contester la rupture devant le conseil de prud'hommes, qui statue au fond dans un délai d'un mois.