Simulateur d'indemnités d'arrêt maladie
Estimez ce que vous allez réellement toucher pendant un arrêt maladie : indemnités journalières de la Sécurité sociale, puis complément de votre employeur. Estimez le complément de salaire à verser à un salarié en arrêt maladie, une fois les indemnités journalières de la Sécurité sociale déduites.
Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 7 septembre 2026 (indemnités journalières en vigueur depuis le 1er juillet 2026) — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
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Comment est calculée l'indemnisation d'un arrêt maladie ?
Secteur privé — indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) : l'Assurance maladie verse 50 % de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne de vos 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25, le salaire pris en compte étant plafonné à 1,4 SMIC mensuel. Le montant est donc plafonné à 42,97 € brut par jour depuis le 1ᵉʳ juillet 2026 (ameli.fr✓ Source officielle). Un délai de carence de 3 jours s'applique : l'IJSS est due à partir du 4ᵉ jour d'arrêt.
Complément de salaire employeur : si vous avez au moins 1 an d'ancienneté, votre employeur doit compléter l'IJSS pour que vous perceviez 90 % de votre salaire brut pendant une première période, puis 66,66 % pendant une seconde période — ces deux durées augmentant par tranche de 5 ans d'ancienneté (loi de mensualisation, art. L1226-1 du Code du travail✓ Source officielle). Un délai de carence employeur de 7 jours s'applique (aucune carence en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, non traité par ce simulateur).
Ce simulateur calcule le minimum légal dû par l'employeur : le complément qui s'ajoute à l'IJSS pour atteindre 90 % puis 66,66 % du salaire brut, selon l'ancienneté du salarié, à partir du 8ᵉ jour d'arrêt. De nombreuses conventions collectives imposent un maintien de salaire plus favorable (carence réduite, taux ou durées supérieurs) : vérifiez la convention applicable avec notre outil d'identification de convention collective avant de considérer ce résultat comme définitif.
Fonction publique : le régime est différent. Il n'y a pas d'indemnités journalières de la Sécurité sociale : l'agent conserve l'intégralité de son traitement dès le 2ᵉ jour d'arrêt, avec un seul jour de carence non payé (contre 3 jours dans le privé). Ce simulateur applique cette règle simplifiée ; les congés de longue maladie ou de longue durée obéissent à des règles spécifiques non couvertes ici.
Exemple concret
Un salarié du privé avec 5 ans d'ancienneté, un salaire brut de 2 500 € et un arrêt de 20 jours :
Salaire journalier de base : (2 500 × 3) / 91,25 ≈ 82,19 €. IJSS : 82,19 × 50 % ≈ 41,10 € brut/jour, versée à partir du 4ᵉ jour (17 jours indemnisés) : environ 699 € brut d'IJSS.
Complément employeur (à partir du 8ᵉ jour, palier 1-5 ans : 30 jours à 90 %) : (2 500/30 × 90 % − 41,10 €) × 13 jours ≈ 441 €.
Total perçu sur les 20 jours : environ 1 140 € brut.
Questions fréquentes
Combien touche-t-on en arrêt maladie dans le secteur privé ?
La Sécurité sociale verse une indemnité journalière égale à 50 % du salaire journalier de base (moyenne des 3 derniers mois de salaire brut, plafonnée à 1,4 SMIC mensuel), soit 42,97 € brut par jour maximum depuis juillet 2026. Elle est versée à partir du 4e jour d'arrêt (3 jours de carence). Si vous avez au moins 1 an d'ancienneté, votre employeur complète ensuite cette indemnité pour atteindre 90 % puis 66,66 % de votre salaire brut, selon des durées qui augmentent avec votre ancienneté, à partir du 8e jour d'arrêt (7 jours de carence employeur).
Le délai de carence est-il le même dans le secteur privé et la fonction publique ?
Non. Dans le secteur privé, la Sécurité sociale applique un délai de carence de 3 jours avant de verser les indemnités journalières. Dans la fonction publique, le délai de carence est de 1 jour seulement, non payé, après quoi l'agent conserve l'intégralité de son traitement (sous réserve des règles spécifiques applicables aux congés de maladie longs ou répétés).
Ma convention collective peut-elle prévoir un maintien de salaire plus favorable ?
Oui. Ce simulateur applique le minimum légal (loi de mensualisation, article L1226-1 du Code du travail). De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien de salaire plus favorable (carence réduite ou supprimée, taux ou durée supérieurs). Vérifiez votre convention collective avec notre outil dédié avant de conclure à un manque à gagner définitif.