Coût d'un salarié pour l'entreprise
Estimez le coût mensuel et annuel total d'un salarié : brut, charges patronales, avantages et primes inclus. Comprenez ce que représente votre salaire pour votre employeur, au-delà du brut affiché sur votre contrat.
Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 2 octobre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
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Comment est calculé le coût total d'un salarié ?
Le salaire brut n'est qu'une partie du coût réel d'un salarié pour l'entreprise. S'y ajoutent les cotisations patronales (assurance maladie, retraite, chômage, accidents du travail, formation professionnelle...), qui représentent en moyenne 42 % du salaire brut, ainsi que les avantages en nature ou sociaux (mutuelle, prévoyance, tickets restaurant), les primes soumises à cotisations (13ᵉ mois, prime de vacances, bonus) et l'épargne salariale (intéressement, participation).
Ce taux moyen de 42 % est une simplification : le taux réel varie selon la taille de l'entreprise, le secteur d'activité et surtout la réduction générale dégressive unique (RGDU, ex-« réduction Fillon ») : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, elle est maximale au SMIC puis dégressive jusqu'à 3 SMIC, où elle s'annule (fiche RGDU du Code du travail numérique✓ Source officielle, mise à jour le 15 juin 2026 ; economie.gouv.fr✓ Source officielle). Les taux de chaque cotisation patronale (assiette × taux, selon l'effectif, le secteur et le lieu) sont publiés sur Urssaf.fr — taux de cotisations du secteur privé✓ Source officielle et la méthode de calcul sur Urssaf.fr — calcul des cotisations employeur✓ Source officielle. Pour dépasser cette moyenne, choisissez une tranche d'effectif dans le simulateur : le calcul se fait alors cotisation par cotisation, avec votre taux d'accidents du travail, puis la réduction générale est déduite (détail plus bas). Pour un calcul précis propre à votre entreprise, un logiciel de paie ou votre expert-comptable reste la référence.
Exemple concret
Pour un salarié payé 3 000 € brut/mois, avec 100 €/mois d'avantages (mutuelle, prévoyance) et un 13ᵉ mois de 3 000 € :
13ᵉ mois ramené au mois : 3 000 / 12 = 250 €, soit une rémunération mensuelle moyenne de 3 250 €. Charges patronales au taux moyen : 3 250 × 42 % = 1 365 €. Coût mensuel total : 3 000 + 250 + 1 365 + 100 = 4 715 €, soit 56 580 € par an — plus de 1,5 fois le salaire brut affiché sur le contrat. Avec le détail des cotisations et la réduction générale (moins de 11 salariés), le même salarié coûte 4 491,60 € par mois.
Coût employeur par niveau de salaire en 2026, du SMIC à 6 000 € brut
Le tableau ci-dessous additionne les cotisations patronales une à une, avec les taux 2026 du cas général, puis déduit la réduction générale dégressive. Hypothèses : entreprise de moins de 11 salariés, salarié à temps plein en contrat à durée indéterminée, présent toute l'année et sans heures supplémentaires, taux d'accidents du travail égal à la moyenne nationale (2,08 %), sans avantages ni primes. Montants calculés avec les fonctions du simulateur, barème vérifié le 2 octobre 2026.
| Salaire brut mensuel | Cotisations patronales avant réduction (non-cadre) | Réduction générale | Coût employeur, non-cadre | Coût employeur, cadre |
|---|---|---|---|---|
| 1 867 € (SMIC) | 800,87 € | − 700,13 € (coefficient 0,3750) | 1 967,74 € | 1 996,42 € |
| 2 000 € | 857,92 € | − 629,40 € (coefficient 0,3147) | 2 228,52 € | 2 259,24 € |
| 2 500 € | 1 072,40 € | − 429,75 € (coefficient 0,1719) | 3 142,65 € | 3 181,05 € |
| 3 000 € | 1 286,88 € | − 299,70 € (coefficient 0,0999) | 3 987,18 € | 4 033,26 € |
| 3 500 € | 1 501,36 € | − 213,85 € (coefficient 0,0611) | 4 787,51 € | 4 841,27 € |
| 4 000 € | 1 715,84 € | − 158,00 € (coefficient 0,0395) | 5 557,84 € | 5 619,28 € |
| 4 500 € | 1 939,32 € | − 124,65 € (coefficient 0,0277) | 6 314,67 € | 6 376,37 € |
| 5 000 € | 2 154,40 € | − 109,00 € (coefficient 0,0218) | 7 045,40 € | 7 107,28 € |
| 6 000 € | 2 584,56 € | Aucune (3 SMIC ou plus) | 8 584,56 € | 8 646,80 € |
Au-delà du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026), les cotisations plafonnées s'arrêtent, mais la retraite complémentaire passe en tranche 2, à un taux plus élevé. Le coût d'une heure supplémentaire, déduction forfaitaire de cotisations patronales comprise, se calcule avec le simulateur d'heures supplémentaires.
La réduction générale dégressive en 2026 : la formule
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la réduction générale dégressive unique (RGDU) remplace l'ancienne « réduction Fillon » et les taux réduits d'assurance maladie et d'allocations familiales. Elle s'obtient en multipliant la rémunération brute par un coefficient (Urssaf.fr — la réduction générale dégressive unique✓ Source officielle, mis à jour le 13 juillet 2026 ; Bulletin officiel de la Sécurité sociale — allègements généraux✓ Source officielle) :
Coefficient = 0,0200 + T delta × [½ × (3 × SMIC ÷ rémunération brute − 1)]1,75, arrondi à quatre décimales.
- T delta vaut 0,3781 dans une entreprise de moins de 50 salariés et 0,3821 à partir de 50 salariés. Le coefficient ne peut pas dépasser 0,3981 ou 0,4021.
- Le SMIC de la formule est, pour toute l'année 2026, celui en vigueur au 1ᵉʳ janvier : 12,02 € de l'heure, soit 1 823,03 € par mois à temps plein — et non le SMIC revalorisé au 1ᵉʳ juin.
- Le seuil de sortie est de 3 fois ce SMIC, soit 5 469,10 € brut par mois à temps plein : à partir de ce montant, il n'y a plus aucune réduction.
Exemple : 3 000 € brut, entreprise de moins de 50 salariés
Coefficient : 0,0200 + 0,3781 × [½ × (3 × 1 823,03 ÷ 3 000 − 1)]1,75 = 0,0999.
Réduction : 3 000 × 0,0999 = 299,70 € par mois.
Coût employeur d'un non-cadre (moins de 11 salariés) : 3 000 + 1 286,88 − 299,70 = 3 987,18 €.
Le calcul légal est annuel : la rémunération et le SMIC se comparent sur l'année, avec une régularisation au fil des mois. Le simulateur l'applique à un mois type, pour un salarié présent toute l'année, sans heures supplémentaires ni complémentaires, sur le salaire brut et les primes soumises à cotisations saisis. Jusqu'au seuil de 3 SMIC, le coefficient ne descend pas sous 0,0200 : la réduction est encore de 109 € à 5 469 € brut, puis nulle au-delà. La réduction ne concerne pas tous les employeurs ni tous les contrats (apprentissage, régimes spéciaux, déduction forfaitaire spécifique, Mayotte) : dans ces situations, le montant affiché n'est pas le bon et le simulateur officiel de l'Urssaf reste la référence.
13ᵉ mois, intéressement, participation : ce qui supporte des cotisations
La rémunération retenue pour la réduction générale est celle qui est soumise à cotisations de Sécurité sociale : salaires, primes, avantages en nature, indemnités de congés payés (Bulletin officiel de la Sécurité sociale — allègements généraux✓ Source officielle). Un 13ᵉ mois, une prime de vacances ou un bonus coûtent donc à l'employeur leur montant et les cotisations patronales correspondantes, et ils diminuent le coefficient de réduction. L'intéressement et la participation, eux, sont exonérés de cotisations de Sécurité sociale lorsque l'accord est conforme et déposé (Urssaf.fr — intéressement✓ Source officielle, mis à jour le 17 juillet 2026) : le simulateur les ajoute au coût tels quels, sans cotisations patronales et sans le forfait social qui peut être dû selon l'effectif.
Exemple : 3 000 € brut et un 13ᵉ mois, moins de 11 salariés
Rémunération mensuelle moyenne : 3 000 + 3 000 ÷ 12 = 3 250 €. Cotisations patronales : 1 394,12 €. Coefficient de réduction : 0,0777 au lieu de 0,0999 sans 13ᵉ mois, soit 252,53 € de réduction par mois.
Coût mensuel moyen d'un non-cadre : 3 250 + 1 394,12 − 252,53 ≈ 4 391,60 €, soit 52 699 € par an, contre 47 846 € sans 13ᵉ mois.
Temps partiel : SMIC et plafond proratisés
Pour un salarié à temps partiel, le SMIC de la formule est ajusté à proportion de la durée de travail inscrite au contrat, hors heures complémentaires, rapportée à la durée légale : pour 30 heures par semaine, le SMIC retenu est le SMIC horaire × 1 820 × 30 ÷ 35 (Bulletin officiel de la Sécurité sociale✓ Source officielle ; Urssaf.fr✓ Source officielle). Le seuil de sortie de 3 SMIC est abaissé dans la même proportion. Résultat : à salaire horaire égal, le coefficient est le même qu'à temps plein.
Exemple : 28 heures par semaine, 1 600 € brut, moins de 11 salariés
SMIC de la formule : 1 823,03 × 28 ÷ 35 = 1 458,43 € par mois. Coefficient : 0,3147 — celui d'un temps plein payé 2 000 €. Réduction : 1 600 × 0,3147 = 503,52 €.
Coût employeur d'un non-cadre : 1 600 + 686,34 − 503,52 = 1 782,82 € par mois.
Le plafond de la Sécurité sociale suit la même logique : pour un salarié à temps partiel, l'employeur est en droit de le réduire à proportion de la durée du travail (article R242-2 du Code de la sécurité sociale✓ Source officielle ; Urssaf.fr — calcul des cotisations employeur✓ Source officielle). Le simulateur applique cette réduction : à 28 heures, le plafond mensuel passe de 4 005 € à 3 204 €, ce qui ne change le calcul que pour un salaire à temps partiel supérieur à ce montant. Les heures complémentaires, qui majorent à la fois le SMIC de la formule et le plafond, ne sont pas gérées.
Les cotisations patronales en 2026, ligne par ligne
Voici les cotisations et contributions que le simulateur additionne lorsque vous choisissez une tranche d'effectif. Les taux du régime général viennent du tableau Urssaf.fr — taux de cotisations du secteur privé✓ Source officielle (mis à jour le 1ᵉʳ janvier 2026), ceux de la retraite complémentaire du barème Agirc-Arrco 2026✓ Source officielle.
| Cotisation ou contribution | Assiette | Taux employeur |
|---|---|---|
| Assurance maladie, maternité, invalidité, décès | Totalité du salaire | 13 % |
| Contribution solidarité autonomie (CSA) | Totalité du salaire | 0,30 % |
| Assurance vieillesse plafonnée | Jusqu’au plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois) | 8,55 % |
| Assurance vieillesse déplafonnée | Totalité du salaire | 2,11 % |
| Allocations familiales | Totalité du salaire | 5,25 % |
| Accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) | Totalité du salaire | Taux notifié par la Carsat (moyenne nationale 2026 : 2,08 %) |
| FNAL | Salaire plafonné (moins de 50 salariés) ; totalité (50 salariés et plus) | 0,10 % ; 0,50 % |
| Assurance chômage | Jusqu’à 4 plafonds | 4,00 % |
| AGS (garantie des salaires) | Jusqu’à 4 plafonds | 0,25 % |
| Retraite complémentaire Agirc-Arrco | Tranche 1 (jusqu’au plafond) ; tranche 2 (de 1 à 8 plafonds) | 4,72 % ; 12,95 % |
| Contribution d’équilibre général (CEG) | Tranche 1 ; tranche 2 | 1,29 % ; 1,62 % |
| Contribution d’équilibre technique (CET) | Tranches 1 et 2, seulement si le salaire dépasse le plafond | 0,21 % |
| APEC (cadres) | Jusqu’à 4 plafonds | 0,036 % |
| Prévoyance des cadres | Tranche 1 | 1,50 % au minimum |
| Formation professionnelle | Totalité du salaire | 0,55 % (moins de 11 salariés) ; 1 % (11 salariés et plus) |
| Taxe d’apprentissage | Totalité du salaire | 0,68 % (0,59 % + 0,09 %) |
| Contribution au dialogue social | Totalité du salaire | 0,016 % |
Deux points changent par rapport aux années précédentes. Les taux réduits d'assurance maladie (7 %) et d'allocations familiales (3,45 %) ne s'appliquent plus dans le cas général en 2026 : ils sont remplacés par la réduction générale dégressive, et ne subsistent que pour quelques dispositifs particuliers (Urssaf.fr — ce qu'il faut savoir au 1ᵉʳ janvier 2026✓ Source officielle). Et la cotisation d'assurance vieillesse déplafonnée est passée de 2,02 % à 2,11 % au 1ᵉʳ janvier 2026.
Ce que change l'effectif de l'entreprise
Deux seuils modifient les taux. À partir de 11 salariés, la contribution à la formation professionnelle passe de 0,55 % à 1 % (entreprendre.service-public.gouv.fr✓ Source officielle), et le versement mobilité devient dû dans les zones où il existe. À partir de 50 salariés, le FNAL passe de 0,10 % du salaire plafonné à 0,50 % du salaire total. À partir de 50 salariés aussi, le coefficient de la réduction générale est légèrement plus élevé. Pour un non-cadre payé 3 000 € brut, avec le taux AT/MP moyen et après réduction générale, le coût mensuel est ainsi de 3 987,18 € dans une entreprise de moins de 11 salariés, 4 000,68 € de 11 à 49 salariés et 4 009,98 € à partir de 50 salariés — hors versement mobilité et participation à l'effort de construction, dont les montants dépendent du lieu et de la situation de l'entreprise.
Le taux d'accidents du travail (AT/MP)
C'est la seule cotisation dont le taux est propre à chaque établissement : il est notifié chaque année par la Carsat et consultable dans le compte AT/MP de l'entreprise sur net-entreprises.fr. Il est collectif (fixé par secteur d'activité) en dessous de 20 salariés, mixte de 20 à 149 salariés, et individuel à partir de 150 salariés (ameli.fr — cotisation AT/MP✓ Source officielle). À défaut de saisie, le simulateur applique le taux net moyen national, fixé à 2,08 % pour 2026 par l'arrêté du 30 décembre 2025✓ Source officielle (article 2). Sur un salaire de 3 000 € brut, passer d'un taux de 1 % à un taux de 4 % ajoute 90 € de cotisations par mois.
CDD : l'indemnité de fin de contrat à provisionner
À la fin d'un CDD, l'employeur verse en principe une indemnité de fin de contrat (« prime de précarité ») égale à 10 % de la rémunération brute totale (article L1243-8 du Code du travail✓ Source officielle). Elle supporte les mêmes cotisations qu'un salaire. S'y ajoute la contribution CPF-CDD de 1 % des rémunérations versées aux salariés en CDD. En sélectionnant « CDD », le simulateur provisionne ces trois montants chaque mois : pour 2 000 € brut au taux moyen de 42 %, 200 € d'indemnité, 84 € de cotisations et 22 € de CPF-CDD, soit un coût mensuel de 3 146 € contre 2 840 € pour un CDI au même salaire.
L'indemnité n'est pas due dans certains cas (emploi saisonnier, CDD d'usage, refus d'un CDI équivalent, rupture à l'initiative du salarié…), et une convention de branche étendue ou un accord d'entreprise peut ramener son taux à 6 % en échange de contreparties, notamment un accès privilégié à la formation professionnelle (article L1243-9 du Code du travail✓ Source officielle) : l'option « CDD — indemnité à 6 % » du simulateur donne alors, pour 2 000 € brut au taux moyen, 120 € d'indemnité, 50,40 € de cotisations et 21,20 € de CPF-CDD, soit 3 031,60 € par mois. Vérifiez votre situation avec le simulateur de prime de précarité de fin de CDD. La contribution CPF-CDD n'est pas due non plus pour les contrats saisonniers, d'apprentissage, de professionnalisation et d'accompagnement dans l'emploi. L'indemnité compensatrice de congés payés éventuellement due en fin de contrat n'est pas provisionnée ici.
Véhicule de fonction : comment l'avantage en nature est compté
Un véhicule de fonction mis à disposition d'un salarié (y compris pour un usage personnel) constitue un avantage en nature, dont le montant est ajouté au coût employeur. Comme tout avantage en nature, il fait partie de la rémunération et entre dans l'assiette des cotisations au même titre que le salaire (Bulletin officiel de la Sécurité sociale — avantages en nature✓ Source officielle ; Urssaf — les avantages en nature✓ Source officielle) : le simulateur l'ajoute donc à la rémunération soumise à cotisations patronales et à celle de la réduction générale, comme la valeur saisie dans le champ « avantages en nature hors véhicule ». Cette valeur sert aussi d'estimation du coût de l'avantage pour l'entreprise ; le coût réel (loyer, amortissement, entretien, assurance) peut s'en écarter. L'URSSAF admet une évaluation au forfait, exprimée en pourcentage de la valeur du véhicule, qui dépend du mode d'acquisition et de la prise en charge ou non du carburant :
| Mode d'acquisition | Sans carburant | Avec carburant |
|---|---|---|
| Achat, véhicule neuf ou de 5 ans ou moins | 15 % de la valeur d'achat/an | 20 % de la valeur d'achat/an |
| Achat, véhicule de plus de 5 ans | 10 % de la valeur d'achat/an | 15 % de la valeur d'achat/an |
| Location (LOA/LLD) | 50 % du coût global annuel | 67 % du coût global annuel |
La part patronale de mutuelle et de prévoyance suit une autre logique : pour un contrat collectif et obligatoire, elle est exclue de l'assiette des cotisations dans certaines limites, et le simulateur l'ajoute au coût sans cotisations patronales. Les chèques cadeaux et bons d'achat restent eux aussi hors de ce calcul tant qu'ils respectent le plafond d'exonération de 200 € par salarié en 2026.
Questions fréquentes
Le taux de 42 % de charges patronales est-il valable pour toutes les entreprises ?
Non, c'est une moyenne de marché à titre indicatif, avant réduction générale. Le taux réel dépend de la taille de l'entreprise, du secteur, du taux d'accident du travail propre à l'établissement, et surtout du niveau de salaire. En choisissant une tranche d'effectif, le simulateur remplace cette moyenne par le détail des cotisations 2026 (environ 42,9 % pour un non-cadre et 44,4 % pour un cadre sous le plafond de la Sécurité sociale, dans une entreprise de moins de 11 salariés), puis déduit la réduction générale dégressive : le taux réellement supporté tombe alors à environ 5 % au SMIC, 26 % à 2 500 € brut et 33 % à 3 000 € brut, et rejoint le taux plein à partir de 3 SMIC. Pour un chiffre exact, rapprochez-vous de votre expert-comptable ou de votre logiciel de paie.
Ce simulateur inclut-il les coûts de recrutement ou de formation ?
Non. Ce simulateur calcule uniquement le coût salarial direct récurrent (brut, charges patronales, avantages, primes). Les coûts ponctuels (recrutement, intégration, formation, matériel) ne sont pas inclus et varient fortement selon le poste.
Pourquoi le coût réel est-il souvent proche du double du salaire net perçu ?
Parce que deux prélèvements s'additionnent de part et d'autre du salaire brut : les cotisations salariales (retirées du brut pour obtenir le net, environ 22 à 25 %) et les cotisations patronales (ajoutées au brut, environ 42 % en moyenne). Un salarié payé 2 500 € net peut ainsi représenter un coût total proche de 4 300 à 4 500 € pour l'entreprise.
À salaire égal, un cadre coûte-t-il plus cher qu'un non-cadre ?
Légèrement, oui. Avec le taux moyen de 42 %, le simulateur ne distingue pas les deux statuts. En choisissant une tranche d'effectif, il passe au détail des cotisations et ajoute pour un cadre la cotisation APEC (0,036 %) et la prévoyance obligatoire des cadres (cotisation patronale minimale de 1,50 % de la tranche 1, dite "article 7") ; la cotisation AGIRC-ARRCO de tranche 2 s'applique à la part du salaire qui dépasse le plafond de la Sécurité sociale. Pour 3 000 € brut dans une entreprise de moins de 11 salariés, le coût mensuel après réduction générale est ainsi de 3 987,18 € pour un non-cadre et de 4 033,26 € pour un cadre.
Combien coûte un salarié payé 2 500 € brut à l'entreprise ?
Pour un salaire de 2 500 € brut mensuel à temps plein, sans avantages ni primes, le coût employeur est de 3 142,65 € par mois pour un non-cadre et de 3 181,05 € pour un cadre dans une entreprise de moins de 11 salariés : 1 072,40 € de cotisations patronales pour le non-cadre (taux AT/MP moyen), moins 429,75 € de réduction générale. Sans cette réduction, avec le taux moyen de 42 %, on obtient environ 3 550 € par mois : c'est un plafond, pas le coût réel à ce niveau de salaire.
Quel est le coût employeur pour un salaire de 3 000 € brut ?
Pour un salaire de 3 000 € brut mensuel à temps plein, le coût pour l'entreprise (hors avantages et primes) est de 3 987,18 € par mois pour un non-cadre et de 4 033,26 € pour un cadre dans une entreprise de moins de 11 salariés, soit environ 47 846 € par an pour le non-cadre : 1 286,88 € de cotisations patronales, moins 299,70 € de réduction générale. Avec le taux moyen de 42 %, sans réduction, l'estimation est de 4 260 € par mois.
Coût total d'un salarié au SMIC pour l'entreprise ?
Un salarié payé au SMIC à temps plein (1 867 € brut mensuel en 2026) coûte 1 967,74 € par mois à une entreprise de moins de 11 salariés, hors avantages et primes : 800,87 € de cotisations patronales, dont 700,13 € sont effacés par la réduction générale dégressive (coefficient de 0,3750). Sans cette réduction, le coût serait de 2 667,87 € (ou environ 2 651 € avec le taux moyen de 42 %). Le coefficient n'atteint pas son maximum de 0,3981 parce que la formule retient en 2026 le SMIC du 1er janvier, inférieur au SMIC actuel.
Comment est comptée la voiture de fonction dans le coût employeur ?
Un véhicule de fonction mis à disposition constitue un avantage en nature dont le montant forfaitaire dépend du mode d'acquisition : 15 % (achat neuf ou de 5 ans ou moins) ou 10 % (achat de plus de 5 ans) de la valeur du véhicule par an, taux majoré à 20 % et 15 % si l'employeur prend en charge le carburant ; 50 % (ou 67 % avec carburant) du coût global annuel si le véhicule est loué (LOA/LLD). Pour un véhicule 100 % électrique, un abattement de 70 % s'applique, plafonné à 4 641,60 € par an jusqu'au 31 décembre 2027. Ce simulateur ajoute cet avantage en nature au coût mensuel et lui applique les cotisations patronales, puisqu'un avantage en nature est soumis à cotisations comme le salaire ; cochez la case dédiée pour l'inclure.
Le coût d'un salarié change-t-il selon l'effectif de l'entreprise ?
Oui, à deux seuils. À partir de 11 salariés, la contribution à la formation professionnelle passe de 0,55 % à 1 % et le versement mobilité devient dû dans les zones concernées. À partir de 50 salariés, le FNAL passe de 0,10 % du salaire plafonné à 0,50 % du salaire total, la participation à l'effort de construction s'ajoute, et le coefficient de la réduction générale est légèrement plus élevé. Pour un non-cadre payé 3 000 € brut, le coût mensuel après réduction générale passe ainsi de 3 987,18 € (moins de 11 salariés) à 4 000,68 € (11 à 49) puis 4 009,98 € (50 et plus), hors versement mobilité et participation à l'effort de construction.
Un CDD coûte-t-il plus cher qu'un CDI à l'employeur ?
À salaire égal, oui dans le cas général. L'employeur doit en principe une indemnité de fin de contrat de 10 % de la rémunération brute totale (article L1243-8 du Code du travail), soumise à cotisations, ainsi qu'une contribution CPF-CDD de 1 %. Pour 2 000 € brut au taux moyen de 42 %, cela représente 306 € par mois de plus qu'un CDI : 3 146 € contre 2 840 €. L'indemnité n'est pas due dans certains cas (emploi saisonnier, CDD d'usage, contrat poursuivi en CDI…).
Où trouver le taux AT/MP de mon entreprise ?
Le taux de cotisation accidents du travail et maladies professionnelles est notifié chaque année par la Carsat et consultable dans le compte AT/MP de l'entreprise sur net-entreprises.fr. Il est fixé par secteur d'activité en dessous de 20 salariés, et dépend de plus en plus des accidents propres à l'entreprise au-delà. À défaut, le simulateur applique le taux net moyen national, fixé à 2,08 % pour 2026 par l'arrêté du 30 décembre 2025.
Comment est calculée la réduction générale des cotisations patronales en 2026 ?
La réduction générale dégressive unique est égale à la rémunération brute multipliée par un coefficient : 0,0200 + T delta × [½ × (3 × SMIC ÷ rémunération brute − 1)] à la puissance 1,75, arrondi à quatre décimales. T delta vaut 0,3781 dans une entreprise de moins de 50 salariés et 0,3821 à partir de 50 salariés. Le SMIC retenu pour toute l'année 2026 est celui du 1er janvier (1 823,03 € par mois à temps plein) et la réduction disparaît à partir de 3 fois ce montant, soit 5 469,10 € brut par mois. Exemple : pour 3 000 € brut dans une entreprise de moins de 50 salariés, le coefficient est de 0,0999 et la réduction de 299,70 € par mois.