Simulateur congé de naissance 2026
Estimez l'indemnisation du nouveau congé supplémentaire de naissance, en vigueur depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Estimez ce que percevra votre salarié de la Sécurité sociale pendant ce nouveau congé, pour anticiper l'absence.
Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 10 septembre 2026, sur la base des textes officiels (LFSS 2026, info.gouv.fr, code.travail.gouv.fr) — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
Le congé peut être pris en une fois ou fractionné en 2 périodes d'un mois — cela ne change pas le montant total.
Permet d'afficher la date limite légale pour démarrer votre congé.
Téléchargement immédiat, sans email ni création de compte.
Comment fonctionne ce nouveau congé ?
Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, le congé supplémentaire de naissance est ouvert aux parents salariés, agents publics et travailleurs indépendants d'un enfant né ou adopté à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. C'est un droit individuel : chaque parent dispose de son propre congé d'un ou deux mois, cumulable ou non avec celui de l'autre parent, pris simultanément ou en alternance. Il doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance, et seulement après la fin du congé de maternité, de paternité ou d'adoption.
L'indemnisation est versée par la Sécurité sociale (et non par l'employeur), sur la base du salaire net moyen des 3 derniers mois précédant le congé, plafonné au PASS mensuel (4 005 € en 2026) : 70 % le premier mois, puis 60 % le second mois (art. L331-8-1 du Code de la sécurité sociale✓ Source officielle). Ce montant reste imposable à l'impôt sur le revenu et soumis à la CSG/CRDS (voir la question dédiée dans la FAQ) : le montant réellement perçu est légèrement inférieur à celui calculé ci-dessus.
Exemple concret
Pour un salaire net mensuel moyen de 2 200 € et un congé de 2 mois : indemnisation du 1ᵉʳ mois = 2 200 × 70 % = 1 540 €, indemnisation du 2ᵉ mois = 2 200 × 60 % = 1 320 €, soit 2 860 € au total sur les deux mois.
Pour un salaire net mensuel moyen de 4 500 € (au-dessus du plafond de 4 005 €) : la base est limitée à 4 005 €, soit 2 803,50 € le 1ᵉʳ mois et 2 403 € le 2ᵉ mois, 5 206,50 € au total — le surplus de salaire au-delà du plafond n'est pas indemnisé.
Congé de naissance (3 jours), congé paternité (25 jours) et ce nouveau congé supplémentaire : ne pas confondre
Trois dispositifs distincts concernent les jours qui suivent une naissance, ce qui explique une bonne partie de la confusion autour du terme « congé de naissance » :
| Congé | Durée | Payé par | Base légale |
|---|---|---|---|
| Congé de naissance « classique » | 3 jours ouvrables, pris juste après la naissance | L'employeur (maintien intégral du salaire) | Art. L3142-4 du Code du travail |
| Congé de paternité et d'accueil de l'enfant | 25 jours calendaires (32 en cas de naissances multiples), dont 4 obligatoires | La Sécurité sociale (indemnités journalières) | Art. L1225-35 du Code du travail |
| Ce nouveau congé supplémentaire (simulé ci-dessus) | 1 ou 2 mois par parent, pris après les deux précédents | La Sécurité sociale, 70 % puis 60 % du salaire net | Art. L1225-46-2 du Code du travail |
Ce simulateur porte uniquement sur le troisième dispositif, le plus récent et le plus long. Pour estimer les indemnités journalières versées pendant le congé paternité ou le congé maternité, utilisez notre simulateur dédié aux indemnités congé maternité/paternité.
Qui peut en bénéficier ? (conditions d'éligibilité)
Le congé s'adresse aux parents d'un enfant né ou adopté à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Pour les salariés, trois conditions cumulatives s'appliquent à la date de début du congé :
- 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale, à la date de début du congé.
- Et l'une de ces deux conditions d'activité : avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils précédant le congé, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIC horaire au cours des 6 mois précédents.
- Avoir pris au préalable l'intégralité du congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant, ou du congé d'adoption.
Les travailleurs indépendants doivent justifier des mêmes 6 mois d'affiliation et suspendre temporairement leur activité pendant toute la durée du congé ; ils perçoivent une indemnité journalière forfaitaire plutôt que proportionnelle au salaire.
Les demandeurs d'emploi indemnisés par France Travail sont eux aussi éligibles — un point souvent méconnu. La demande se fait auprès de la CPAM ou de la MSA plutôt que via l'employeur, et l'indemnisation suit une base de calcul différente de celle d'un salarié en poste (non simulable ici). Voir la question dédiée dans la FAQ ci-dessous pour l'impact sur l'ARE.
Source : ameli.fr — Congé supplémentaire de naissance.
Depuis quand, et jusqu'à quand pour en profiter ?
Le dispositif est accessible depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Pour un enfant né ou arrivé au foyer entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026, le congé doit être pris entre le 1ᵉʳ juillet 2026 et le 31 mars 2027. Pour un enfant né à partir du 1ᵉʳ juillet 2026, le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant (délai prolongé en cas de congés de maternité, paternité ou adoption eux-mêmes allongés, par exemple pour une naissance multiple).
Quelles démarches auprès de l'employeur ?
Vous devez informer votre employeur au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d'adoption), par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé, en précisant la date de début, la durée choisie et un éventuel fractionnement.
Le salarié doit vous informer au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours dans certains cas). L'indemnisation étant versée par la Sécurité sociale et non par vous, l'impact financier direct pour l'entreprise se limite à l'organisation de l'absence — sauf disposition conventionnelle plus favorable prévoyant un maintien de salaire — utilisez notre outil pour identifier votre convention collective et vérifier si elle en prévoit un.
Peut-on cumuler avec d'autres aides ?
Non, ce congé n'est pas cumulable, sur la même période, avec les indemnités journalières maladie ou accident du travail, l'allocation chômage (ARE), la Prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) ni le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour le même enfant. Pour l'ARE en particulier : le versement est suspendu, pas supprimé — il reprend à la fin du congé, et France Travail reconstitue automatiquement le salaire de référence pour que cette suspension ne réduise pas les allocations futures. Ces dispositifs peuvent en revanche se suivre dans le temps.
Questions fréquentes
Le congé de naissance remplace-t-il le congé maternité ou paternité ?
Non. Le congé supplémentaire de naissance s'ajoute aux congés de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption déjà existants. Il ne peut démarrer qu'après leur expiration, pas en même temps.
Qui verse l'indemnisation du congé de naissance ?
La Sécurité sociale, sous forme d'indemnités journalières de naissance versées par la CPAM, et non l'employeur. Comme pour le congé maternité ou paternité, une convention collective peut prévoir un maintien de salaire complémentaire à la charge de l'employeur.
Les indemnités journalières du congé de naissance sont-elles imposables ?
Oui. Comme les indemnités journalières de maternité et de paternité dont ce congé s'inspire, elles sont imposables à l'impôt sur le revenu (revenu de remplacement, article 80 quinquies du Code général des impôts) et soumises à la CSG (6,2 %, dont 3,8 % déductible) et à la CRDS (0,5 %), prélevées directement par la CPAM avant versement. Le montant net perçu est donc légèrement inférieur au montant brut calculé par ce simulateur.
Les deux parents peuvent-ils prendre ce congé en même temps ?
Oui. C'est un droit individuel et non transférable : chaque parent dispose de son propre congé d'un ou deux mois, et les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance, selon ce qui les arrange.
En cas de naissance multiple (jumeaux, triplés...), le délai de 9 mois pour démarrer le congé est-il le même ?
Non, il peut être plus long. Le congé de naissance ne peut démarrer qu'après la fin du congé de maternité, de paternité ou d'accueil de l'enfant — or ces congés sont eux-mêmes allongés en cas de naissances multiples. Le délai de 9 mois (pour les naissances à partir du 1ᵉʳ juillet 2026) recule d'autant que ces congés préalables sont prolongés. En cas de doute sur votre date limite exacte, rapprochez-vous de votre CPAM.
Ce simulateur est-il valable pour les travailleurs indépendants ?
Non, ce simulateur est conçu pour les salariés. Les travailleurs indépendants ont aussi droit au congé supplémentaire de naissance, mais perçoivent une indemnité journalière forfaitaire (et non proportionnelle au salaire), selon la même dégressivité de 70 % puis 60 %. Renseignez-vous sur ameli.fr pour le montant exact.
Un demandeur d'emploi indemnisé (allocataire de l'ARE) peut-il bénéficier de ce congé ?
Oui. Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail peuvent bénéficier du congé supplémentaire de naissance pour un enfant né ou adopté à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, sur demande auprès de la CPAM ou de la MSA. En revanche, l'indemnisation versée par France Travail (ARE) n'est pas cumulable avec ce congé : le versement de l'ARE est suspendu pendant toute sa durée, remplacé par l'indemnité du congé de naissance. Bonne nouvelle : cette suspension ne pénalise pas vos droits futurs, France Travail reconstituant automatiquement votre salaire de référence pour ne pas réduire vos allocations ultérieures. Ce simulateur, basé sur un salaire net d'activité, ne s'applique pas à ce cas — l'indemnité d'un demandeur d'emploi se calcule différemment, rapprochez-vous de votre CPAM ou MSA.
Ce congé compte-t-il pour la retraite (validation de trimestres) ?
Oui, sous condition de durée. Selon une circulaire de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse) du 13 août 2026, le congé supplémentaire de naissance valide un trimestre assimilé dès que la durée totale d'indemnisation atteint 58 jours, continus ou non (les deux périodes d'un congé fractionné se cumulent). Un seul trimestre maximum est validé par parent, quel que soit le nombre d'enfants nés la même année, comptabilisé sur l'année civile où le 58ᵉ jour est atteint. Concrètement, un congé d'un seul mois (environ 30 jours) n'atteint jamais ce seuil à lui seul, alors qu'un congé de 2 mois le dépasse presque toujours. Voir aussi notre page sur les autres changements 2026 pour la retraite des parents.