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Mes droits au chômage après une rupture de contrat

Après un licenciement ou une rupture conventionnelle, estimez si vous avez droit à l'allocation chômage (ARE) et son montant indicatif. Vérifiez si votre salarié pourra prétendre à l'allocation chômage selon le motif de la rupture.

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Par Nathan Penin, éditeur du site. Barème vérifié le 14 septembre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

En bref : L'ARE journalière retient le montant le plus favorable entre 40,4 % du salaire journalier de référence + 13,18 €, et 57 % du salaire journalier de référence.
Cumul du temps de travail sur les 24 derniers mois (36 mois si 55 ans ou plus), tous employeurs confondus. Renseignez ce champ pour une estimation personnalisée de la durée d'indemnisation ; sans lui, seul le plafond légal selon votre âge et votre motif est affiché.

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Je retrouve un emploi moins bien payé : combien puis-je cumuler avec l'ARE ?

Si vous retrouvez un emploi avant d'avoir épuisé vos droits, vous pouvez continuer à toucher une partie de l'ARE en complément de votre nouveau salaire, sous conditions. Ce module réutilise le salaire de référence et l'allocation déjà calculés ci-dessus.

Renseignez d'abord votre salaire mensuel brut moyen (période de référence) dans le champ en haut de page : il sert de référence à ce calcul.

Chiffres clés : comment se terminent les CDI en France

Source : DARES, enquête Mouvements de main-d'œuvre (données DSN), reprise par l'Insee, « Embauches et fins de contrat dans le secteur privé »✓ Source officielle, publié le 26 juin 2025. Champ : France métropolitaine, établissements du secteur privé, hors agriculture et hors CDI intérimaires — fins de CDI uniquement.

Comment est estimée l'allocation chômage (ARE) ?

L'ARE (Allocation de Retour à l'Emploi) est versée par France Travail sous cinq conditions cumulatives : avoir perdu son emploi de façon involontaire (licenciement, rupture conventionnelle homologuée, fin de CDD — la démission classique est généralement exclue, sauf cas de démission légitime), justifier d'une durée d'affiliation d'au moins 130 jours travaillés ou 910 heures au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), être inscrit comme demandeur d'emploi, être physiquement apte et disponible pour travailler, et résider en France.

Le montant journalier retient le plus favorable entre deux formules : 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR) + une partie fixe (13,18 € en 2026), ou 57 % du SJR — avec un plancher de 32,13 €/jour et un plafond de 75 % du SJR. Le SJR officiel est calculé par France Travail sur la base des jours calendaires exacts de votre période de référence ; ce simulateur l'approxime à partir de votre salaire mensuel moyen, ce qui en fait une estimation d'ordre de grandeur, pas un calcul officiel.

Durée maximale indicative selon l'âge à la fin du contrat, régime général (licenciement, fin de CDD, démission légitime) : jusqu'à 18 mois en dessous de 55 ans, jusqu'à 22,5 mois de 55 à 56 ans, jusqu'à 27 mois à partir de 57 ans (source : France Travail / Unédic). Une dégressivité de l'allocation (jusqu'à -30 % à partir du 7e mois) peut s'appliquer aux allocations journalières élevées avant 55 ans — non modélisée ici car les seuils exacts évoluent fréquemment.

Cas particulier des ruptures conventionnelles : une loi du 11 juin 2026 (n° 2026-470) réduit spécifiquement la durée maximale d'indemnisation pour les ruptures conventionnelles individuelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026 : 15 mois maximum en dessous de 55 ans (contre 18 mois auparavant), et 20,5 mois à partir de 55 ans (contre 22,5 à 27 mois), avec une possibilité de prolongation vers les durées de droit commun après examen de la situation par France Travail au 12ᵉ mois d'indemnisation. Cette réduction ne s'applique pas au licenciement ni à la fin de CDD.

À ne pas confondre avec le chômage partiel : l'activité partielle (ou chômage partiel) concerne un salarié dont le contrat est maintenu mais dont l'employeur réduit temporairement l'horaire — c'est une indemnité versée par l'employeur, pas l'ARE. Pour ce cas, utilisez le simulateur de chômage partiel.

Exemple concret

Pour un salaire brut mensuel moyen de 2 500 € sur la période de référence : le salaire journalier de référence (SJR) est d'environ 82,19 € (2 500 × 12 / 365).

Formule à 40,4 % + partie fixe : 0,404 × 82,19 + 13,18 ≈ 46,38 €/jour. Formule à 57 % : 0,57 × 82,19 ≈ 46,85 €/jour. France Travail retient le montant le plus favorable, ici 46,85 €/jour.

Vérification des bornes : plancher 32,13 €/jour (dépassé) et plafond à 75 % du SJR, soit environ 61,64 € (non dépassé). L'ARE journalière estimée est donc de 46,85 €, soit environ 1 425 € par mois (46,85 × 30,42 jours).

Exemples chiffrés (allocation ARE mensuelle estimée)

Le tableau ci-dessous applique la formule officielle (le montant le plus favorable entre 40,4 % du salaire journalier de référence + partie fixe, et 57 % du SJR, dans les limites du plancher et du plafond) à quelques salaires courants. C'est une estimation du montant mensuel ; la durée d'indemnisation dépend de votre âge et de votre situation (voir ci-dessus).

Salaire brut mensuel moyen ARE journalière estimée ARE mensuelle estimée
1 500 €33,10 €1 007,00 €
1 800 €37,09 €1 128,22 €
2 000 €39,74 €1 209,02 €
2 200 €42,40 €1 289,83 €
2 500 €46,85 €1 425,16 €
2 800 €52,47 €1 596,17 €
3 000 €56,22 €1 710,19 €
3 500 €65,59 €1 995,22 €
4 000 €74,96 €2 280,25 €
5 000 €93,70 €2 850,31 €

Questions fréquentes

Ai-je droit au chômage après une démission ?

En principe non : une démission classique n'ouvre pas droit à l'ARE. Il existe cependant une liste précise de cas de "démission légitime" fixée par le règlement d'assurance chômage (mariage/PACS avec déménagement, non-paiement de salaire, violences conjugales, reprise rapide d'un nouvel emploi après une perte d'emploi involontaire, etc.), ainsi qu'un dispositif distinct de "démission-reconversion" validé par Transitions Pro. Sélectionnez votre motif dans le simulateur ci-dessus pour savoir s'il est reconnu. Une rupture conventionnelle, elle, ouvre droit à l'ARE comme un licenciement, sans condition de motif.

Ma démission n'entre dans aucun cas légitime : ai-je vraiment tout perdu ?

Pas nécessairement. Après 121 jours (4 mois) de chômage, vous pouvez demander à l'instance paritaire régionale (IPR) de France Travail un réexamen de votre dossier, à condition de remplir les autres conditions d'ouverture de droits et de justifier de recherches actives d'emploi ou de démarches de formation pendant cette période. En cas d'acceptation, le versement démarre au 122ᵉ jour, sans rétroactivité sur les 121 premiers jours. Autre option : retravailler au moins 65 jours (455 heures) après la démission rouvre aussi des droits.

Ce montant est-il garanti ?

Non. Il s'agit d'une estimation simplifiée à titre indicatif. Le calcul réel de France Travail utilise vos bulletins de salaire exacts sur toute la période de référence et applique des règles complémentaires (jours non travaillés, régularisations, dégressivité) que ce simulateur ne reproduit pas. Utilisez le simulateur officiel de France Travail pour une estimation plus précise.

Le délai de carence retarde-t-il le premier versement ?

Oui. Un différé d'indemnisation s'applique avant le premier versement (délai d'attente de 7 jours, différé congés payés plafonné à 30 jours si une indemnité de congés payés a été versée, et différé spécifique si une indemnité de rupture supérieure au minimum légal a été perçue, calculé en divisant la fraction excédentaire par 90). Ce simulateur ne calcule pas ce délai.

La rupture conventionnelle réduit-elle ma durée d'indemnisation chômage ?

Oui, depuis une loi du 11 juin 2026 (n° 2026-470). Pour les ruptures conventionnelles individuelles prenant effet à partir du 1er septembre 2026, la durée maximale passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et de 22,5 à 27 mois à 20,5 mois pour les 55 ans et plus (avec prolongation possible après examen par France Travail au 12e mois). Cette réduction ne concerne que la rupture conventionnelle : un licenciement ou une fin de CDD n'est pas affecté. Voir le détail officiel sur le Code du travail numérique. Le simulateur ci-dessus prend en compte cette distinction si vous précisez la date d'effet.

Dans quel délai dois-je m'inscrire à France Travail après la fin de mon contrat ?

Il est recommandé de s'inscrire dès le lendemain de la fin du contrat, idéalement dans les 12 mois suivants pour ne pas risquer de perdre des droits, certains délais et différés d'indemnisation étant calculés à partir de la date de fin de contrat et non de la date d'inscription.

L'allocation chômage (ARE) est-elle imposable ?

Oui, l'ARE est imposable sur le revenu et soumise à la CSG/CRDS (à un taux réduit ou nul selon vos ressources), sauf pour les allocataires aux revenus les plus modestes qui peuvent en être exonérés. France Travail transmet chaque année un montant pré-rempli à l'administration fiscale.

Puis-je cumuler l'ARE avec un nouveau salaire si je retrouve un emploi moins bien payé ?

Oui, sous conditions : c'est le cumul de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) avec une rémunération, prévu par le règlement d'assurance chômage (Unédic)✓ Source officielle. Le principe : votre allocation mensuelle sans activité est réduite de 70 % de votre nouveau salaire brut, le reste étant versé en jours d'ARE complémentaires. Le cumul salaire + ARE ne peut toutefois pas dépasser le salaire mensuel moyen brut qui a servi à ouvrir vos droits. Vous devez rester inscrit comme demandeur d'emploi et déclarer chaque mois votre activité lors de l'actualisation. Ce mécanisme ne s'applique pas tel quel aux non-salariés/micro-entrepreneurs ni aux intermittents (annexes VIII et X), qui suivent des règles de cumul différentes. Utilisez le module ci-dessus pour une estimation.

Combien vais-je toucher au chômage avec un salaire de 2 500 € brut ?

Avec un salaire brut mensuel moyen de 2 500 € sur votre période de référence, l'allocation chômage (ARE) estimée est d'environ 1 425 € par mois (46,85 €/jour). Voir le tableau d'exemples ci-dessus, ou utilisez le simulateur pour un calcul avec vos propres chiffres : le montant exact dépend du salaire journalier de référence calculé par France Travail sur votre période précise.

Quelle allocation chômage pour un salaire de 3 000 € brut mensuel ?

Pour un salaire brut mensuel moyen de 3 000 €, l'ARE estimée est d'environ 1 710 € par mois (56,22 €/jour), avant prélèvement éventuel de la CSG/CRDS. C'est une estimation d'ordre de grandeur : le calcul officiel de France Travail se base sur les jours calendaires exacts de votre période de référence.

ARE pour un salaire de 1 800 € brut : quel montant de chômage ?

Pour un salaire brut mensuel moyen de 1 800 €, l'allocation chômage estimée est d'environ 1 128 € par mois (37,09 €/jour), proche du plancher de l'ARE (32,13 €/jour) qui garantit un minimum quel que soit le salaire antérieur, sous réserve de remplir les conditions d'éligibilité.

Je crée mon entreprise après mon licenciement ou ma rupture conventionnelle : que deviennent mes droits ARE ?

Vous ne les perdez pas. Deux options existent : conserver l'ARE en versement mensuel, cumulable avec vos revenus d'indépendant selon des règles de plafonnement, ou opter pour l'ARCE, qui convertit une partie de vos droits restants en capital versé en deux fois. Le choix dépend du statut retenu et des revenus attendus la première année ; l'ACRE peut en plus alléger les cotisations de démarrage, sous conditions. Le sujet est traité en détail sur mesindependants.fr : ARE ou ARCE quand on crée son entreprise.